Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Alexandre Gaumont n'a pas perdu de temps pour achever son adversaire, vendredi soir, en Mauricie.
Alexandre Gaumont n'a pas perdu de temps pour achever son adversaire, vendredi soir, en Mauricie.

Un bébé et un knock out pour Gaumont

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Article réservé aux abonnés
Nouveau papa depuis un mois, Alexandre Gaumont tenait à gagner pour le petit Jake, vendredi soir, à Shawinigan.

Le boxeur de Buckingham n’a pas perdu de temps pour vaincre le poids moyen Olivier Tshitumba (1-2, 1 KO), l’envoyant au tapis dès la deuxième minute du premier round. Son adversaire a tenté de se relever, mais titubait.

Résultat, l’arbitre a mis fin à l’affrontement, menant à un cri primal de la part de Gaumont (2-0, 1 KO), qui remportait un deuxième combat en autant de sorties chez les pros.

Le boxeur de Buckingham, Alexandre Gaumont, a envoyé son adversaire au tapis tôt au premier round avec un crochet de gauche.

«Je te dirais que je savais que ça ne durerait pas un round après mes trois premiers coups de poing. Je l’avais entendu faire un bruit en encaissant un de ces coups», a souligné le droitier de 25 ans au bout du fil.

Gaumont a obtenu le knock-out grâce à un crochet de gauche au visage. De quoi faire plaisir à ses patrons chez Eye of The Tiger Management (EOTTM), qui l’avaient présenté comme un puissant cogneur lors de son embauche en début d’année.

Leur recrue avait gagné son premier combat par décision unanime en mai dernier à Québec. Visiblement, elle tenait à arrêter son adversaire avant la limite de quatre rounds cette fois-ci.

Le boxeur de Buckingham, Alexandre Gaumont, célèbre sa victoire par knock out vendredi soir à Shawinigan.

«Avec toute la publicité qui était faite autour de moi selon laquelle je frappe fort, c’est le fun de pouvoir le montrer enfin. Ce n’est pas un mythe», a affirmé Gaumont en riant.

«Je ne pourrai pas toujours obtenir le knock-out, a-t-il averti. Plus je vais avancer dans ma carrière, plus mes adversaires seront meilleurs que les précédents.»

Alexandre Gaumont a aussi écouté son propre père et entraîneur, qui lui a livré un message clair dans son coin dans les secondes qui ont précédé le combat. «Baisse ton menton et rentre dedans», a lancé Marcelin Gaumont à son protégé.

Le poids moyen gatinois Danyk Croteau a pu placer quelques bons coups avant de s'incliner par knock out technique au troisième round contre Clovis Drolet, de Beauport.

«Nous voulions qu’il soit agressif dès le début et prenne ses attaques», a confirmé le paternel après la victoire.

Défaite de Croteau

Cette performance est survenue devant une foule de plus de 1000 spectateurs au centre Gervais Auto. Des amateurs de l’Outaouais ont fait le voyage en Mauricie afin d’encourager Gaumont, scandant clairement son nom.

Ces derniers ont aussi pu voir un autre boxeur de leur région en action.

Le Gatinois Danyk Croteau s'est incliné contre Clovis Drolet, de Beauport, en demi-finale d'un gala de boxe organisé par Eye of The Tiger Management, vendredi, en Mauricie.

Danyk Croteau (5-4, 3 KO) a encaissé la défaite en demi-finale face à l’ancien membre de l’équipe canadienne, Clovis Drolet (13-1, 9 KO), qui l’a envoyé deux fois au plancher au milieu du troisième round. L’arbitre a mis fin au combat entre ces deux poids moyens.

Croteau était notamment coupé au front.

Ce fut la première fois en carrière que le pugiliste âgé de 31 ans subissait un knock-out.

«C’est plate parce que j’avais été capable de le faire reculer au premier round avec quelques bons coups... Je pense que j’aurais été capable de gagner ce combat-là», a affirmé Croteau.

Drolet a pris le contrôle au troisième round.

«Avec le coup de poing auquel je devais justement faire attention. Un coup de poing qui a tout changé. Quand je me suis relevé après avoir mis un genou au tapis la première fois, je ne savais pas quoi faire.»

Danyk Croteau a décidé de garder les mains hautes, encaissant une nouvelle série de coups qui allaient faire la différence.

«J’aurais peut-être dû m’accrocher à lui à la place, peut-être me sauver. J’étais un peu rouillé à ce moment-là. Ça faisait 22 mois que je ne m’étais pas battu.»