Michael Woods ne sera plus le seul cycliste de la région à rouler sur le World Tour en 2020. Alex Cataford, d’Ottawa, a appris qu’il prendra le départ de plusieurs courses, dont au moins un grand Tour. L’athlète est parfaitement bilingue.
Michael Woods ne sera plus le seul cycliste de la région à rouler sur le World Tour en 2020. Alex Cataford, d’Ottawa, a appris qu’il prendra le départ de plusieurs courses, dont au moins un grand Tour. L’athlète est parfaitement bilingue.

Un autre cycliste d’Ottawa roulera sur le World Tour

Alex Cataford a obtenu son cadeau de Noël, deux semaines plus tôt que tout le monde, mercredi, à Tel-Aviv.

Son équipe lui a appris qu’il roulera à plein temps à des épreuves sanctionnées World Tour en 2020. Mieux, on lui assuré un départ à un des grands tours cyclistes.

Lequel ? Le Tour de France ? Le Giro ou la Vuelta ? « J’ai une bonne idée des courses auxquelles je vais participer. Mais je n’ai pas encore le droit de le dire », a confié l’athlète d’Ottawa, jeudi, au lendemain du dévoilement de l’alignement de la formation Israel Start-Up Nation.

Champion canadien junior à six reprises, Cataford se trouvait à cet événement médiatique, tout comme ses 29 coéquipiers.

« C’est excitant. Une grosse année nous attend. J’ai hâte de participer à ma première grande course par étapes pendant trois semaines. »

Son équipe détenait une licence Pro Continental depuis 2017. Elle avait obtenu un laissez-passer à quelques compétitions World Tour l’an dernier, dont le Giro et la Flèche wallonne.

L’UCI a promu la formation en vue de la prochaine saison.

Israel Start-Up Nation, qui est financée par le milliardaire canadien Sylvan Adams, prendra la place de l’équipe suisse Katusha-Alpecin dans la division compétitive la plus élevée du cyclisme international. Dix-sept des 30 cyclistes seront des nouveaux venus.

Cataford, lui, portait déjà l’uniforme bleu poudre et blanc depuis l’hiver dernier. L’équipe était alors connue sous le nom de Israel Cycling Academy.

« J’ai beaucoup appris. C’était ma première année que je faisais des courses à temps plein en Europe. J’ai eu de bons succès. Je suis satisfait, même si je n’ai pas été capable de rouler autant en deuxième moitié de saison en raison de deux chutes. »

Cataford, 26 ans, s’est retrouvé dans deux carambolages lors de courses au Portugal et en Croatie, respectivement en août et octobre. Il s’est retrouvé avec des côtes cassées lors du second accident.

« Cela a mis fin à mon année. C’est juste de la malchance. Ça va arriver ce genre de chutes de temps en temps. Ce n’est pas ma première ni ma dernière. »

C’est nettement mieux que d’être heurté par une voiture à l’entraînement. Un scénario dont il a été victime il y a cinq ans et demi en Arizona. Les médecins avaient dû lui insérer de multiples plaques de métal et une trentaine de vis pour réparer son visage.

« Quand les choses deviennent difficiles pour moi dans le sport, je me rappelle de cet accident. Ça remet les choses en perspectives. »

Et sa mâchoire est toujours là pour lui rappeler la réadaptation qu’il a dû se taper à l’époque. « Des fois, elle me fait encore mal. C’est une des séquelles que j’aurai pour le reste de ma vie. »

La discussion est revenue rapidement sur le World Tour. Alex Cataford rejoindra un autre produit local, Michael Woods, déjà présent sur le circuit.

Les deux hommes, qui pédalaient jadis dans le parc de la Gatineau, partagent déjà la même base d’entraînement à Girona, en Espagne. « Nous sommes de bons amis. Nous roulons souvent ensemble. Ça sera une belle motivation pour les jeunes cyclistes dans la région d’Ottawa de voir deux gars locaux à des courses du WorldTour. Ça montre que tous les rêves sont atteignables. »

Cataford reviendra dans la capitale nationale l’instant d’une semaine durant la période des Fêtes.

Puis ce sera retour à Girona afin de s’entraîner en janvier. Un camp d’entraînement est aussi prévu le mois prochain ailleurs en Europe avec Israel Start-Up Nation.

« Ma saison va commencer en février. Et ce sera non-stop jusqu’en octobre. J’ai hâte. »