Michael Woods sera le meneur de la formation lors des trois prochaines semaines.

Un ancien champion épaule Woods

Juan Manuel Garate a roulé pendant 14 ans dans les rangs pros. Avant tout un grimpeur, il a remporté une étape à chacun des trois grands tours du cyclisme international.

D’abord en 2001 au Tour d’Espagne, puis en 2006 au Tour d’Italie suivi du Tour de France en 2009.

À la retraite depuis quatre ans, l’ancien champion d’Espagne s’occupe ces jours-ci de l’équipe EF Education First en tant que directeur sportif. Qui mieux que lui pour analyser les chances de succès du Gatinois Michael Woods au Giro d’Italie, dont le coup d’envoi sera donné vendredi à Jérusalem ?

L’athlète âgé de 31 ans sera le meneur de la formation lors des trois prochaines semaines.

« Je l’aime bien Michael », dit Garante au sujet de Woods, qui a terminé deuxième, il y a une dizaine de jours, à Liège-Bastogne-Liège. Il devenait du même coup le premier Canadien à se retrouver sur le podium de la plus ancienne classique cycliste.

« Je l’aime parce qu’il aime écouter nos conseils. Il cherche toujours à s’améliorer. Quand il y a un problème, il cherche à trouver une solution. Il prend toujours des notes. »

Et il ne cesse de progresser.

Garate a pris le soin de le souligner.

Woods a terminé deux fois parmi les cinq premiers l’an dernier au Giro. Il a enchaîné le tout avec une septième place au classement général du Tour d’Espagne.

« Je lui ai dit qu’il n’a pas encore atteint son apogée. En fait, je ne sais pas moi-même jusqu’où il peut se rendre, ce qu’il peut accomplir. Si tu m’avais dit il y a deux ans qu’il passerait près de gagner Liège-Bastogne-Liège, j’aurais été surpris. »

Pas que Woods n’était pas bon. Au contraire. Mais son expérience dans les pelotons internationaux faisait défaut, lui qui venait de passer, quelques années auparavant de l’athlétisme au cyclisme sur route. Ses débuts sur le World Tour remontent à janvier 2016 en Australie.

« Ce n’est pas un jeune homme, mais il ne cesse de progresser », rappelle Garate, qui connaît bien le Giro.

L’ancien cycliste a terminé quatre fois dans le Top 10 au classement général. Il a déjà avoué que c’était sa course par étape favorite.

Donc, il sait ce qui attend son équipe. Et il croit que Michael Woods peut se retrouver parmi les vainqueurs.

« Je le sens prêt. Son corps est en santé, sa tête aussi. Tout est en place pour qu’il puisse gagner une étape. C’est l’objectif, affirme Garante, qui a pris le soin de lui parler.

«Les attentes sont élevées. C’est normal. Ça fera partie de son apprentissage. Je lui ai dit de ne pas être nerveux ou d’avoir peur, de rester calme.»

Puis Woods peut toujours se rappeler que gagner au Giro, c’est possible pour un cycliste canadien. Ryder Hesjedal avait terminé premier au classement général, il y a six ans.