Le président du conseil d’administration de la Gatineau Loppet, Jean-François Rochefort. Le plus grand événement international de ski de fond au Canada tiendra sa 42e édition les 15 et 16 février.

Un an de plus et 1 km de moins pour la Gatineau Loppet

Pendant que plusieurs événements sportifs majeurs disparaissent de la carte en Outaouais, la Gatineau Loppet tient le coup.

Ses organisateurs ont dévoilé mardi les détails entourant la 42e édition qui se déroulera les 15 et 16 février dans le parc de la Gatineau. « Une belle occasion de faire du ski en amoureux pour la Saint-Valentin », a souligné avec un sourire en coin le président du conseil d’administration, Jean-François Rochefort.

Le menu demeure le même que l’année précédente avec notamment huit courses de ski de fond. Ce qui change ? La distance des deux épreuves de longue distance, qui perdent chacun un kilomètre.

Les participants se taperont maintenant 50 km en 2020.

« Le parcours ne sera pas plus facile, ni plus difficile. Juste plus court », a précisé le directeur des épreuves, Claude Laramée.

Les dirigeants de la Loppet attendent à nouveau près de 2500 participants. Vingt et un pour cent des skieurs proviennent de l’étranger, a-t-on souligné durant le point de presse.

M. Rochefort a aussi rappelé que la Loppet a résisté aux changements climatiques. Ce n’est pas le cas de toutes les étapes de la Worldloppet, qui ont dû être annulées en raison d’un manque de neige au fil des dernières années.

La Lettonie se retrouve devant pareille situation cet hiver.

« Nous n’avons jamais été obligés d’annuler une édition ou d’apporter de gros changements aux parcours, a noté le président du plus grand événement international de ski de fond au Canada.

«Tous les circuits sont ouverts et praticables en ce moment dans le parc de la Gatineau. [...] Puis nous avons aussi mis un peu d’argent de côté pour produire de la neige au besoin.»

Un autre truc fait la fierté des organisateurs. La longévité de l’événement qui a jadis porté le nom de la Gatineau 55 et de la Keskinada Loppet.

«Nous en sommes à notre 42e édition et nous espérons nous rendre à 50, et même plus», a lancé M. Rochefort.

La région a perdu depuis trois ans des compétitions internationales de plongeon, de tennis et maintenant de cyclisme. Diverses raisons expliquent ces départs.

La Gatineau Loppet ne l’a pas eu facile non plus au fil des ans.

«Je ne cacherai pas que c’est un défi grandissant pour les événements de conserver leur financement tout en trouvant de nouveaux partenaires. Et il faut continuer à trouver des gens qui veulent s’impliquer sur le conseil d’administration et le comité organisateur. Et il faut trouver des centaines de bénévoles, a détaillé Jean-François Rochefort.

«Nous ne sommes pas dans une situation à nous demander si nous serons là l’an prochain. Mais nous risquons de réévaluer, comme nous le faisons toujours, certaines de nos courses et activités pour essayer de maximiser nos ressources. Donc avant d’essayer d’ajouter de nouvelles choses par exemple une course à pied, nous allons nous concentrer sur ce que nous avons déjà. Nous sommes déjà assez diversifiés à notre goût avec le ski de fond, le vélo sur neige et la raquette.»

Rappelons que l’ancien triple champion du monde Alex Harvey sera présent à la 42e édition. Il avait accepté en novembre la présidence d’honneur de la Loppet.