Après avoir disputé 20 saisons sur les plus prestigieuses patinoires de 1996 à 2017, Jarome Iginla est à la retraite. L’homme de 41 ans et père de trois enfants passe dorénavant tout son temps... dans les arénas.

Tournoi pee-wee: Iginla enseigne l'art de marquer

«Oui, marquer des buts s’enseigne. J’ai appris à tous les niveaux, même dans la LNH. L’entraîneur donne des conseils, mais après, ça revient au joueur d’y travailler par lui-même, à la maison.»

Venant de l’un des meilleurs buteurs de l’histoire du hockey, vaut mieux écouter. Jarome Iginla arrive au 16e rang en carrière dans la LNH avec 625 buts en saison régulière. Il est l’un des 13 joueurs dans l’histoire de la LNH à avoir inscrit au moins 30 buts au cours de 12 saisons, dont 11 de suite dans son cas. Ses 101 buts gagnants le placent neuvième dans ce rayon.

Après avoir disputé 20 saisons sur les plus prestigieuses patinoires de 1996 à 2017, Iginla est à la retraite. L’homme de 41 ans et père de trois enfants passe dorénavant tout son temps... dans les arénas.

«Les trois jouent au hockey. Ma fille de 14 ans est dans le hockey scolaire, tandis que je coache mes deux garçons, de 12 et 10 ans», a expliqué celui qui pilote l’équipe de son deuxième, au 60e Tournoi pee-wee de Québec.

Fiston a bien assimilé les conseils de papa, en plus de bénéficier d’une bonne génétique, puisque Tij Iginla a inscrit les deux premiers buts des Junior Eagles de Boston, vendredi, dans une victoire de 6-2 contre Team Minnesota.

«C’est six jours par semaine. Je suis entraîneur à temps plein! Ça me tient occupé», s’esclaffe Jarome Iginla. «Tout le monde veut gagner, mais je dois freiner un peu mes ardeurs. Ce n’est pas les grandes ligues. J’ai eu des entraîneurs intenses et ça peut être bien, mais il y a un moment et un endroit pour chaque chose», affirme celui qui dit s’être amélioré depuis ses débuts derrière le banc, l’an passé.

Une première depuis 2014

Iginla est venu à Québec pour la première fois en septembre 2014 pour un match présaison au Colisée entre l’Avalanche du Colorado, avec qui il jouait, et le Canadien de Montréal. Car malgré les succès et un titre provincial remporté par l’équipe de St. Albert à ses années pee-wee, les jeunes Albertains n’avaient pas tenté leur chance au Tournoi de Québec.

«On avait un très bon club, mais nos parents trouvaient que c’était trop loin et trop cher. J’ai revu certains de mes coéquipiers de l’époque et on regrette de ne pas avoir eu cette occasion, ne serait-ce pour se comparer. Mais bon, ce n’est pas arrivé.»

L’aréna de son village natal de St. Albert, juste au nord d’Edmonton, sera renommé en son honneur et les Flames de Calgary retireront son numéro 12, le 2 mars. Un honneur qu’il envisage avec humilité et un brin de nervosité.

«Quand j’avais 12 ans, je rêvais de jouer dans la LH, mais pas de voir mon chandail retiré. Et ça me fait réaliser que ça passe tellement vite! Quand tu joues, tu es toujours focalisé sur la victoire et tout d’un coup, tu te réveilles et c’est fini. Mais ça va être un beau moment à vivre, mes enfants trouvent ça cool», explique celui qui a gagné deux titres de meilleur buteur de la LNH et participé à six Matchs des étoiles.

Iginla habite Boston, mais se voit rentrer dans l’Ouest avec son épouse quand les enfants auront terminé l’école secondaire et le hockey mineur.

Il admet s’ennuyer de jouer, lui qui avait tenté un retour au jeu l’hiver dernier, en vain. Il recommence petit à petit à suivre les matchs de la LNH comme un simple fan. Devenir entraîneur dans la LNH? Pourquoi pas, on verra, dit-il.

Chose sûre, plusieurs joueurs pourraient profiter de ses secrets sur l’art de marquer.