Le président de la Fondation Pat-Burns et fils du regretté entraîneur de la LNH, Jason Burns
Le président de la Fondation Pat-Burns et fils du regretté entraîneur de la LNH, Jason Burns

Tournoi de golf de la Fondation Pat-Burns: des Olympiques plus impliqués

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Les Olympiques de Gatineau ont peut-être des problèmes d’arénas de ce temps-ci, mais leur présence à la sixième édition du tournoi de golf de la Fondation Pat-Burns a aidé à faire un succès de cette édition tenue malgré la pandémie de la COVID-19.

Environ 140 golfeurs ont participé à l’événement tenu pour la première fois au club Le Sorcier, après que le Tecumseh en ait été l’hôte lors des cinq premières années.

Sous leur nouvelle direction, les Olympiques étaient les présidents d’honneur du tournoi permettant d’amasser des fonds redistribués ensuite sous la forme de bourses pour les athlètes de la relève et les jeunes entraîneurs de la région de l’Outaouais.

Des anciens comme Maxime Talbot, Jean-Michel Daoust, Bruno Lemire, Éric Lafrance, Philippe Lacasse et Sam Lang se sont joints à l’entraîneur-chef Louis Robitaille et son adjoint Darren Rumble de même qu’au président Norm MacMillan, alors que Talbot avait également attiré son ami Bruno Gervais, l’ancien défenseur du Titan d’Acadie-Bathurst et de quelques clubs de la LNH avec qui il anime une émission à RDS.

De gauche à droite, Bruno Lemire, Éric Lafrance et Jean-Michel Daoust

« Je suis vraiment content de voir les Olympiques plus impliqués (que par le passé), c’est le fun alors que pour moi, c’est important. J’ai grandi avec eux depuis que je suis tout jeune, a commenté Jason Burns, le président de la Fondation et fils de Pat Burns, le regretté ancien entraîneur de l’équipe. Je trouve ça beau de voir qu’ils s’impliquent avec nous alors qu’ils n’ont pas ça facile dernièrement avec tout ce qui se passe. Si on peut passer une bonne journée avec eux dans leur camp d’entraînement, c’est le fun. »

Le tournoi a permis d'amasser 30 000 $ (en baisse par rapport aux 42 000 $ de  l’an dernier), ce qui aidera la Fondation à poursuivre sa mission, elle qui remet plus de 35 000 $ par année en bourses. Ses Prix Pat-Burns d’entraîneur de la relève (Olivier Tyteca, en escrime) et d’entraîneur excellence (Claude Tessier, badminton) allaient justement être remis en soirée au restaurant La Drave lors d’un banquet tenu dans les règles de la distanciation sociale.

« On a pris toutes les précautions et ça devrait bien aller, même s’il y a toujours un petit stress, a ajouté Burns. Je suis content qu’on puisse tenir le tournoi quand même cette année, je ne m’attendais pas à ça du tout. La réponse a été excellente, on a rempli toutes nos places en l’espace de deux semaines et nos commanditaires étaient au rendez-vous. »

Moins sollicités de toutes parts pour participer à des tournois du genre, les anciens joueurs de la LNH comme Talbot et Gervais étaient heureux de pouvoir contribuer à la cause.

Maxime Talbot et Bruno Gervais pratiquent leurs coups roulés avant de s’élancer sur le tertre de départ.

« C’est très important d’avoir la chance de redonner et d’être ici en tant qu’ancien Olympique. C’est plus difficile de ce temps-ci de ramasser des fonds. Les organismes sont obligés de ‘sortir de la boîte’, d’être plus créatifs pour continuer à générer des sous. Ce n’est pas parce que la COVID existe que les gens dans le besoin n’ont plus besoin d’aide. C’est bien de voir des organismes qui sont capables de continuer leurs activités et de les aider du mieux qu’on le peut », a indiqué Talbot.

Le tournoi qui portait son nom et celui de Gervais il y a quelques années est en pause « parce qu’on a fait six enfants à nous deux en cinq ans, on s’est concentré là-dessus, mais on a des projets dans les années à venir maintenant qu’on est revenus au Québec ».

Celui qui travaille maintenant aussi pour l’écurie de l’agent Pat Brisson était venu à Gatineau pour accueillir les nouveaux joueurs de l’équipe au repêchage en juin dernier. Il espère que ceux-ci ne sont pas trop déçus de la situation aux arénas Guertin et Baribeau, dont les Olympiques sont présentement chassés en raison de la pandémie et d’une fuite d’ammoniac, respectivement.

« Les problèmes d’aréna, c’est de l’adversité. Ce n’est pas facile présentement pour eux, mais le nouveau leadership de l’équipe, avec l’appui des propriétaires qui sont motivés, c’est un vent de changement. En parlant à Louis, ça se sent dans l’organisation », a ajouté Talbot.

Le président des Olympiques de Gatineau, Norm MacMillan, et la mascotte du club, Hully, font leur arrivée au club de golf Le Sorcier.

En bref

Bruno Gervais n’a pas connu Pat Burns sauf de réputation, mais il avait quelques liens avec les Olympiques. D’abord, il a joué avec feu Roberto Bissonnette à Bathurst à son année recrue, quand celui-ci a été échangé à mi-saison. Puis, il a entendu parler plus tard qu’ils ont tenté d’obtenir ses services. « À mon année de 19 ans, il y avait eu de bonnes rumeurs que je m’en venais avec les Olympiques, c’est le plus proche que j’ai passé de jouer avec eux, a-t-il confié au Droit. Je suis bien content de pouvoir être là au tournoi de Pat Burns, d’autant plus que c’est mon premier tournoi-bénéfice cette année, avec la COVID »... Jean-Michel Daoust, ancien fidèle compagnon de trio de Maxime Talbot au début des années 2000, en était à sa première participation au tournoi pour la Fondation Pat-Burns. « C’est bien de pouvoir aider la Fondation tout en revoyant des anciens joueurs aussi. C’est agréable, ça sort de la routine. C’est le fun de revoir le monde », a-t-il indiqué, lui qui connaît bien le nouvel entraîneur-chef Louis Robitaille, qui est arrivé plus tard au tournoi vu qu’il dirigeait un entraînement au Complexe Branchaud-Brière.