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Le Canada a remporté la médaille d’or à Riga.
Le Canada a remporté la médaille d’or à Riga.

Tourigny a adoré son expérience en Lettonie

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
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André Tourigny aura réussi à profiter au maximum de son année «sabbatique» avec les 67’s d’Ottawa.

S’il a dû se contenter d’une médaille d’argent du dernier Championnat mondial junior à sa quatrième participation à ce tournoi, l’entraîneur québécois originaire de Trois-Rivières s’est couvert d’or avec Équipe Canada au Championnat mondial de hockey qui a pris fin dimanche à Riga, en Lettonie, comme assistant de Gerard Gallant.

Il a ainsi bien amorcé son mandat avec l’organisation nationale, lui qui dirigera à nouveau l’équipe nationale junior l’an prochain en plus d’avoir déjà été nommé comme adjoint de l’équipe canadienne en vue des Jeux olympiques d’hiver de Pékin en février 2022.

L’ancien entraîneur adjoint des Sénateurs d’Ottawa a apprécié ce nouveau contact avec des hockeyeurs professionnels, qui s’était bien mal amorcé avec trois défaites consécutives pour amorcer la compétition. Trois victoires et une défaite en prolongation ont cependant été suffisantes pour obtenir une place dans la ronde des médailles, avec un peu d’aide d’autres équipes, puis des gains contre la Russie en quart de finale, les États-Unis en demi-finale et la Finlande en finale, grâce au but décisif en prolongation de Nick Paul, ont suivi.

Tourigny est donc rentré dans la capitale lundi avec une médaille d’or au cou, après avoir célébré l’événement comme il se doit dans les heures qui ont suivi cette conquête inattendue.

«On a dormi un peu dans l’avion au moins», a-t-il confié au Droit après le vol nolisé qui a laissé les membres de la délégation canadienne à Toronto, après quoi le contingent local a pris un autre vol vers Ottawa. L’avion a ensuite poursuivi son chemin vers Newark, au New Jersey, pour ramener l’équipe américaine à bon port.

André Tourigny (à gauche) a aimé travailler avec Gerard Gallant (au centre).

«C’est un bon feeling de gagner de cette façon. Ça a été un plaisir de travailler avec Turk (le surnom de Gallant) et Mike Kelly (l’autre adjoint), de même que Roberto Luongo et Shane Doan qui ont géré l’équipe. C’était bien le fun, c’est du bon monde et on a jasé de hockey en masse. Travailler avec des pros, c’est différent de travailler avec des juniors. La relation n’est pas la même avec des pros, et c’est différent aussi dans un tournoi à court terme comme ça. Mais ça s’est bien passé, les gars ont bien acheté ce qu’on leur vendait, les défenseurs en particulier dans mon cas», a indiqué Tourigny, qui supervisait également le déploiement de l’unité de désavantage numérique.

À ce titre, il a donc travaillé étroitement avec les trois joueurs des Sénateurs qui ont participé au tournoi, Paul ainsi que Connor Brown et le défenseur Jacob Bernard-Docker.

«Ce n’est pas un tournoi facile pour un gars qui n’avait presque pas joué chez les professionnels. 'JBD' (Bernard-Docker) a bien fait ça, on l’a utilisé sur notre troisième paire de défense et en désavantage numérique, où il a bien fait. Il a fait ce qu’on attendait de lui, souligne-t-il. Brown et Paul ont été très bons, évidemment. Plus le tournoi avançait, meilleurs ils étaient aussi... À 0-3, on voyait que c’était un tournoi où tout le monde battait tout le monde. On s’est dit que mathématiquement, c’était encore possible si on se mettait à bien jouer et que tout tombait en place. On a obtenu l’aide dont on avait besoin après avoir perdu en prolongation contre la Finlande lors du dernier match du tournoi à la ronde.»

Tourigny, qui a blagué qu’il n’a pas enseigné la feinte de Troy Stecher sur le but gagnant en prolongation contre la Russie en quart de finale, avait aussi de bons mots évidemment pour le défenseur Owen Power, espoir numéro un en vue du repêchage de cet été.

«Il a été très bon, excellent même. Pour un gars de 18 ans qui n’avait jamais joué au niveau pro, il a vraiment appris rapidement. Il a fait les ajustements, c’est un gars qui peut faire une bonne analyse du jeu, il est capable de voir les choses. Il est très coachable aussi. Il n’est pas un gars têtu qui veut jouer à sa manière, il a fait ce qu’on lui a demandé, donc c’était le fun de travailler avec lui», a mentionné le pilote des 67’s, qui n’avait pu compter sur lui pour le dernier Championnat mondial junior parce que son club de l’Université du Michigan a refusé de le libérer pour ce tournoi.

Alors que Gallant serait maintenant en lice pour les emplois vacants avec les Rangers de New York, les Blue Jackets de Columbus et le Kraken de Seattle, il n’est cependant pas question qu’André Tourigny le suive pour un poste d’adjoint, lui qui est sous contrat pour six ans avec les 67’s.

«J’aime beaucoup Turk et je retravaillerais avec lui n’importe quand, mais avec l’année que j’ai en avant de moi, ça va prendre une offre pour devenir entraîneur-chef (dans la LNH) pour que je laisse passer ça», a-t-il avoué bien franchement, lui qui aura un été occupé avec des camps d’ÉCJ et de l’équipe olympique en plus d’un voyage à Pékin en septembre pour explorer le site de compétition olympique.