Jonathan Toews et les Blackhawks de Chicago tentent de se tailler une place en séries.

Toews reste calme... comme toujours

CHRONIQUE / À Chicago, les dirigeants et les partisans des Blackhawks peuvent compter sur une chose. Peu importe la situation, Jonathan Toews ne paniquera pas.

Les Blackhawks ont franchi le cap de la mi-saison. Ils ne parviennent pas à se hisser parmi les huit meilleures formations de l’Association Ouest.

Leur séquence de neuf participations consécutives aux séries éliminatoires est en péril.

L’équipe qui a atteint le carré d’as cinq fois et remporté la coupe Stanley à trois reprises dans la dernière décennie est en danger.

Toews a été surnommé « Capitaine Sérieux » par ses coéquipiers lorsqu’on a cousu le « C » sur ses chandails, à l’âge de 20 ans, en 2008. Plus que jamais, il fait honneur à sa réputation.

« Il faut regarder le portrait d’ensemble, a-t-il déclaré, lors de son passage à Ottawa la semaine dernière. L’équipe qui détient présentement le deuxième rang dans notre division pourrait facilement perdre quelques parties, glisser et se retrouver dans la position que nous occupons en ce moment. »

« Nous ne sommes pas dans une très bonne posture, à l’heure actuelle. La vérité, c’est que personne ne peut s’asseoir sur ses lauriers. Personne n’est véritablement à l’aise », a-t-il poursuivi.

Toews a remporté le trophée Mark Messier, à titre de leader par excellence dans la LNH, en 2015. Trois ans plus tard, il se sent bien entouré. Ses patrons ont même rapatrié deux attaquants avec qui il a connu beaucoup de succès, Brandon Saad et Patrick Sharp, dans les derniers mois.

À 36 ans, Sharp n’a plus exactement l’étoffe d’un marqueur de 30 buts. Il demeure, néanmoins, un fidèle lieutenant de Toews dans le vestiaire.

« Toutes les équipes à travers la ligue disent la même chose, à l’heure actuelle. Tout le monde veut des points. Tout le monde a besoin d’améliorer sa position au classement », raconte-t-il.

Toutes les équipes ne seront pas capables de le faire. Plusieurs manqueront de carburant, à un moment ou un autre, dans les trois prochains mois.

C’est là que l’expérience sera utile aux Hawks.

« L’expérience, ici, n’est pas uniquement l’affaire des vétérans. Même nos plus jeunes joueurs ont eu la chance de disputer des matches très importants, maintient Sharp. Avec toute l’expérience dont nous bénéficions, nous sommes convaincus que nous pouvons nous tirer de n’importe quelle mauvaise situation. »

Et Sharp ne se raconte pas d’histoires. Il ne s’attend pas à ce que les Blackhawks gagnent leur place en séries rapidement. « Nous allons probablement répondre aux mêmes questions vers la fin du mois de mars. »

Les jeunes, comme les moins jeunes, doivent simplement éviter de sombrer dans le doute. « Le doute, dans le monde du sport, c’est une très mauvaise chose. Nous ne pouvons pas nous permettre de douter de nos capacités. Nous avons confiance. Nous continuons de croire en nos chances. »

Il manque un joueur important au noyau des Blackhawks. Le gardien Corey Crawford se retrouve une fois de plus sur la liste des blessés. On sait bien peu de choses à son sujet. L’entraîneur-chef Joel Quenneville se contente de répondre que sa saison n’est pas compromise.

« On sait tous à quel point Corey est un joueur important pour notre organisation. Il nous a sauvé le derrière souvent. Il faut simplement travailler plus fort, devant nos gardiens, en son absence. »

Nos trois étoiles de la semaine

1. Couturier

Sean Couturier connaissait déjà une saison de rêve. Au beau milieu de cette campagne, il a connu une semaine carrément époustouflante. Le polyvalent centre des Flyers de Philadelphie a marqué sept buts dans ses quatre dernières parties. Les Flyers ont gagné ces quatre parties par un score combiné de 21-11. « Tout ce que je veux, c’est que ça continue », a déclaré, Couturier, samedi, après avoir atteint le plateau des 25 buts. Il s’agit, bien entendu, d’un sommet personnel. En se taillant une place de choix dans la LNH à titre d’attaquant à caractère défensif, il n’avait jamais marqué plus de 15 buts dans une saison. « Il nous reste une moitié de saison à jouer. J’ai connu une bonne première moitié, mais je dois être encore meilleur dans la deuxième moitié. Notre équipe devra travailler d’arrache-pied pour se qualifier en vue des séries éliminatoires. »

2. Panarin

Les Blue Jackets de Columbus ont fait une bonne affaire, l’été dernier, quand ils ont fait l’acquisition d’Artemi Panarin. Le jeune attaquant russe a inscrit quatre points à ses quatre dernières parties. Il possède une avance de huit points au sommet du classement des marqueurs de son équipe. Il a surtout réussi à gagner la confiance d’un entraîneur particulièrement exigeant. « Artemi est un joueur intelligent », a récemment confié John Tortorella au quotidien de Columbus, le Post-Dispatch. « C’est probablement ce qui m’impressionne le plus, chez lui, depuis le début de la saison. Il est doué, il est capable de faire de merveilleuses choses quand il s’empare de la rondelle. Il est aussi fort efficace quand il doit jouer en défensive. Mouillé, il doit peser 170 livres. Ça ne l’empêche pas d’être notre joueur le plus efficace quand vient le temps de récupérer la rondelle », précise-t-il.

3. Jackson

Une carrière de 1500 parties, pour un joueur, c’est un exploit. Pour un arbitre, c’est encore mieux. Le Québécois Dave Jackson est devenu plus tôt cette saison le sixième officiel de l’histoire à atteindre ce plateau. On lui a rendu hommage, lundi après-midi, quand les Ducks d’Anaheim ont rendu visite à l’Avalanche du Colorado. « Il m’est déjà arrivé de penser que j’étais rendu au bout du rouleau. J’ai subi quelques blessures sérieuses qui m’ont fait craindre le pire. J’ai cru que je n’atteindrais jamais le plateau des 1500 parties. J’ai eu peur d’être poussé vers la sortie », a-t-il avoué au Denver Post avant cette rencontre. Jackson est aujourd’hui âgé de 53 ans. Il devrait accrocher ses patins et son sifflet le printemps prochain, après avoir travaillé pendant 25 saisons dans la LNH. Il aime toujours autant le hockey. Il estime que le sport est plus rapide que jamais.