La Franco-Ontarienne Valérie Grenier se dit prête pour une cinquième saison en Coupe du monde. Elle espère que ses problèmes de santé sont derrière elle.

Tibias guéris, Grenier prête pour la saison

Valérie Grenier a parlé d’un peu de tout à deux jours de sa première course de la saison en Coupe du monde, samedi, à Solden, en Autriche. Autant de ses objectifs que ses cicatrices à la jambe gauche.

La skieuse alpine de St-Isidore, dans l’Est ontarien, piaffe d’impatience de renouer avec la compétition. Sa dernière sortie officielle remonte à la fin mars aux championnats canadiens, à Red Mountain.

Ajoutez à cela qu’elle a raté les deux premiers mois du camp d’entraînement, récupérant de deux opérations au tibia. « J’ai trouvé l’été pas mal long. Je ne pouvais pas faire grand-chose », a relaté Grenier, jeudi, lorsque jointe en Europe.

« J’ai manqué des camps sur neige en Suisse et en Italie », a-t-elle ajouté.

Mais l’athlète âgée de 21 ans, qui est retournée sur la neige au Chili en septembre, n’est pas inquiète. Elle se dit prête pour sa cinquième saison sur le circuit de la Coupe du monde. Elle se tapera non seulement les slaloms géants, mais également les épreuves de vitesse telles que le Super-G et la descente.

Une saison qui survient après sa sixième position aux Jeux olympiques.

« Je veux être constante, donc de terminer dans le top-30 lors de chaque course », affirme-t-elle.

À long terme ? Il y a les Jeux en 2022, à Pékin.

« J’aimerais faire partie des meilleurs dans quatre ans. Mais j’essaie de ne pas penser si loin que ça. »

Ce qui l’encourage à la veille d’une autre saison ? Sa santé.

« J’ai zéro douleur », a-t-elle lancé d’un ton enjoué.

Deux cicatrices

C’est que Grenier avait déjà été opérée à la même jambe pour des problèmes similaires. Cette fois-ci, les médecins ont dû notamment décoincer un nerf.

Deux cicatrices, dont une très longue, lui rappellent quotidiennement la chirurgie.

« Je ne les trouve pas trop belles », a soutenu Grenier.

Mais il s’agit du prix à payer en ski alpin. Tôt ou tard, tout athlète passe sous le bistouri.

« Je savais que ça arriverait. Ça ne me dérange pas. Je ne suis pas un top modèle », a lancé en riant la jeune femme.

Afin d’éviter de nouveaux problèmes au tibia, Grenier a fait modifier ses nouvelles bottes de ski. Des languettes plus longues s’y trouvent.

« Elles feront le tour de mes tibias. Ça va permettre de répandre la pression un peu plus. »

Deux autres skieuses canadiennes prendront le départ du slalom géant de Solden ce samedi. Marie-Michèle Gagnon, de Lac-Etchemin, effectuera un retour après avoir passé la saison dernière à se rétablir d’interventions chirurgicales à un genou et une épaule.