Nate Thompson est prêt à dépanner n'importe où. L'attaquant a déjà évolué aux côtés de Rickard Rakell et Corey Perry à Anaheim.

Thompson et Burrows à la rescousse

Comme Alexandre Burrows, Nate Thompson sera appelé à prendre les bouchées doubles en l’absence de Bobby Ryan qui est combinée pour encore quelques jours à celle de Zack Smith.

L’agent libre mis sous contrat par les Sénateurs en juillet dernier est prêt à dépanner n’importe où, ce qu’il faisait à Anaheim alors que son entraîneur Guy Boucher faisait remarquer cette semaine qu’il avait joué aux côtés de Rickard Rakell et Corey Perry pendant les dernières séries éliminatoires.

«Ma transition a été assez facile vu que j’avais déjà joué pour Guy (à Tampa Bay) et que cette équipe est tissée serrée. On me demande à l’occasion d’en faire un peu plus et je suis toujours prêt à le faire. Il y a certains gars qu’on ne peut remplacer qu’en comité seulement... C’est ce qu’on a fait en l’absence d’Erik (Karlsson), on va continuer à faire la même chose, jouer en équipe. On sait qu’on ne peut pas remplacer un gars comme Bobby Ryan», a souligné Thompson.

Celui-ci a commencé le match de mardi contre les Kings de Los Angeles à l’aile droite aux côtés de Kyle Turris et Ryan Dzingel, ce qui ne lui faisait quand même pas penser qu’il allait commencer à remplir les filets adverses plus régulièrement, lui qui a marqué son premier but dans l’uniforme ottavien samedi contre Toronto.

«Je ne vais pas changer ma façon de jouer, je vais faire ce que je fais d’habitude, donner la rondelle à ces gars-là et foncer au filet», a-t-il noté.

Parlant de rondelle, il a laissé celle de son premier but à Logan Brown. «Quelqu’un l’a ramassée et comme c’était son premier point dans la LNH, on lui a donnée. C’est pas mal plus important que mon premier but avec les Sénateurs», a-t-il indiqué.

Pour l’entraîneur Guy Boucher, l’absence prolongée de Ryan, qui jouait de l’excellent hockey sur le premier trio avec Derick Brassard et Mark Stone, signifie que son équipe qui comptait beaucoup de buts en ce début de campagne (6e dans la LNH à ce niveau) devra resserrer le jeu au cours des prochaines semaines.

«C’est un effet de domino, a-t-il mentionné mardi avant le match contre Los Angeles. Tu perds un joueur de premier trio, il est habituellement remplacé par un joueur de deuxième ligne, puis un gars de troisième ligne monte sur la deuxième. Et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’un gars rappelé des mineures prenne place sur la quatrième ligne. C’était la même chose avec un gars comme Erik Karlsson, personne ne peut faire ce qu’il fait... Quand il te manque deux gars de ton top-6, tu demandes à des gars de compenser et tu te fies à ton concept d’équipe. C’est ce qu’on a fait l’an dernier (quand il y a eu des blessés, dont Ryan). Je ne vais pas demander à Burrows et Thompson de jouer comme Ryan et Smith, ce n’est pas réaliste. On va leur demander d’être ce qu’ils sont, ils n’ont pas besoin de faire les choses différemment. Comme équipe, on doit savoir qu’on n’a pas notre force de frappe habituelle.»

Burrows, qui a commencé la saison sur le quatrième trio avec Thompson, se sent prêt à relever le défi. «On a perdu de gros morceaux en Bobby et Zack, mais ça donne la chance à d’autres joueurs de contribuer un peu plus. Tout le monde doit bien jouer», a-t-il dit.

Alex Burrows

L’attaquant québécois a évidemment déjà été utilisé sur un premier trio plus tôt dans sa carrière, étant appelé à compléter la ligne des jumeaux Daniel et Henrik Sedin à Vancouver. «On ne peut pas vraiment les comparer avec Derick et Stoney, ils sont tellement des joueurs qui ont une vision du jeu supérieure, ils font des jeux que personne ne voit. Stoney, lui, il crée tellement de revirements, il vole des rondelles un peu partout. Lui et Brass sont de fiers compétiteurs, ils veulent faire la différence. C’est pourquoi ils sont probablement deux de nos meilleurs joueurs cette saison», a-t-il ajouté.

Burrows savait qu’il allait commencer le match avec Brassard et Stone, mais comme il a bien appris à connaître Guy Boucher, il n’était pas convaincu que ça allait durer toute la partie. «Depuis que je suis arrivé (la saison dernière), j’essaie de fitter où Guy veut que je fitte. J’ai appris que peu importe le trio où tu commences, ça risque d’être différent tout au long de la partie, tu peux te ramasser à gauche ou à droite, avec un rôle offensif ou défensif. Moi, j’essaie de jouer mon rôle le mieux possible», a-t-il noté.

LES SÉNATEURS EN BREF

Karlsson pas à 100 %

L’entraîneur-chef Guy Boucher a déclaré en fin de semaine qu’un Erik Karlsson « est meilleur que tout le monde à 85 % ». Quand il s’est présenté devant la presse mardi matin, Karlsson s’est fait demander par Le Droit s’il est proche d’être à 100 % de ses capacités. « Je ne sais pas, a-t-il répondu. Ça va probablement prendre encore un bout de temps. Je me sens assez à l’aise, je peux faire ce que je sais faire pour aider ce club... Je ne pourrais pas vous donner un chiffre. Tout ce que je peux dire, c’est que je ne me sens pas aussi bien que lorsque j’avais 21 ans. » Faut-il rappeler que le défenseur de 27 ans disputait un quatrième match mardi après avoir passé l’été et une partie de l’automne à se remettre d’une opération majeure à une cheville.

Un contrat pour Rodewald

Les Sénateurs ont annoncé mardi la mise sous contrat de l’attaquant Jack Rodewald, qui a été récompensé pour son bon début de saison à Belleville, où il est le meilleur buteur des Senators avec trois buts (à égalité avec Chris DiDomenico et Ethen Werek, un joueur à l’essai) en plus d’avoir obtenu une passe. Âgé de 23 ans, le hockeyeur natif de Winnipeg avait commencé la dernière saison à Wichita, dans la ligue East Coast, avant de signer un contrat de la Ligue américaine en novembre. Jamais repêché, il a signé un pacte de deux ans avec un salaire de 650 000 $ dans la LNH et 70 000 $ dans la LAH.

Une pensée pour Eaves

Les Ducks ont annoncé lundi que l’ancien attaquant des Sénateurs Patrick Eaves sera au rancart pour une période indéterminée alors qu’il est atteint du syndrome Guillain-Barré, une maladie qui voit le système immunitaire s’attaquer au système nerveux périphérique. La même maladie qui avait frappé un autre ancien Sénateur originaire de l’Est ontarien, Serge Payer, à la fin de son stage chez les juniors. Nate Thompson, qui a joué avec Eaves l’an dernier, a communiqué avec lui lundi. « Je voulais qu’il sache que je pensais à lui. Il m’a répondu par voie de texto aujourd’hui et il semblait optimiste. Il est un excellent joueur, mais une personne encore meilleure. C’est un gars très positif, on pense tous à lui. »