Justin Boulais frappe des balles jaunes depuis l’âge de six ans. Il compte profiter de son laissez-passer pour faire bonne impression à Gatineau.

Sur les traces de sa mère

Sa maman Patricia Hy-Boulais a déjà causé plusieurs surprises sur le circuit de la WTA. En 1992, elle avait atteint les quarts de finale des Internationaux des États-Unis après avoir vaincu Jennifer Capriati et Helena Sukova.

Plus de 25 ans plus tard, Justin Boulais tente à son tour de se faire un nom. Le joueur ontarien âgé de 16 ans participe ces jours-ci au Futures de Gatineau pour la première fois de sa carrière.

Tout ça une semaine après avoir atteint la finale d’un tournoi junior ITF à Doorn, aux Pays-Bas. Il s’est incliné en trois manches dans la joute ultime contre le favori local.

« J’étais surpris de ma performance. Honnêtement, je ne m’attendais pas à franchir le troisième tour. Je dois composer avec des maux de dos depuis un certain temps », a raconté Boulais, lundi, avant de disputer un premier match à La Sporthèque en double masculin avec son partenaire gatinois Sébastien Collard.

Ces douleurs ont tout sauf disparu durant ce long vol d’avion pour traverser l’Atlantique dans les derniers jours.

« Je reçois plusieurs traitements et ça va quand même mieux », a assuré Boulais, classé 497e au monde.

Son nom se retrouve au tableau principal du Futures de Gatineau en raison d’un laissez-passer accordé par Tennis Canada. « Je suis chanceux. J’espère bien en profiter pour faire quelque chose de bien ici », a-t-il ajouté.

Papa Yves l’accompagne en Outaouais. C’est son coach en banlieue de Toronto. Le monsieur s’y connaît. Il a travaillé au fil des ans avec notamment Greg Rusedski, Eugenie Bouchard, Rebecca Marino et Alison Riske.

Son épouse Patricia Hy était aussi une de ses protégées.

« Je suis choyé que mon père est un entraîneur de longue date, que ma mère a déjà été une joueuse professionnelle. J’ai accès au meilleur des deux aspects du tennis. Mon père sait comment développer des joueurs. Ma mère peut me conseiller comment me comporter en professionnel. »

Justin Boulais avoie avoir navigué le web afin de trouver des vidéos de parties de sa maman durant les années 1990. Elles sont peu nombreuses, dit-il. « Il y a un match qu’elle déteste. Elle m’a dit que c’était sa pire partie en carrière », a confié fiston, qui frappe des balles jaunes depuis l’âge de six ans.

Sa sœur aînée Isabelle s’avère aussi douée avec une raquette entre les mains. Elle a participé au Challenger de Gatineau à l’été 2017.

« Elle s’est engagée à se joindre à l’Université d’Ohio State. Moi, je veux faire le saut chez les pros. »

C’est pourquoi il se trouve à Gatineau.

Justin Boulais disputera son premier match en simple mardi après-midi, affrontant Pavel Krainik, qui s’est vu lui aussi octroyer un laissez-passer par Tennis Canada. Le gagnant pourrait être sur son chemin dès le deuxième tour le premier favori de la 11e édition du Futures de Gatineau, Dominik Koepfer.