Ce sont près de 300 équipes qui sont inscrites à la Coupe Capitale Bell.

Sur les traces de Connor, Johnny et P.K.

John Tavares, Josh Bailey, Connor McDavid et Johnny Gaudreau ne sont pas seulement quatre des huit meilleurs pointeurs de la LNH à la pause de Noël. Un autre lien les unit.

Leur parcours respectif vers le circuit Bettman les a menés vers un même tournoi durant leur enfance. Les quatre attaquants ont tous participé à la Coupe Capitale Bell, le plus important festival de hockey mineur atome et pee-wee à se dérouler au pays durant la période des Fêtes.

Un rendez-vous qui sera présenté dans la région pour une 19e année de suite lors des quatre prochains jours.

En fait, la liste des anciens de cet événement qui évoluent dans la LNH est exhaustive. On y retrouve 61 noms, dont aussi ceux de P.K. Subban, Mark Scheifele et Jeff Skinner.

« Il y a aussi des joueurs européens qui ont donné leurs premiers coups de patin en sol nord-américain chez nous. Je pense à Gabriel Landeskog. Le voilà aujourd’hui capitaine de son équipe », souligne le directeur général de la Coupe Capitale Bell, Scott Lawryk.

Landeskog faisait partie des Soders Young Stars de la Suède qui avaient visité Ottawa en 2003 puis 2004. Il est maintenant le leader de l’Avalanche du Colorado.

« Quand tu regardes l’alignement des Sénateurs, tu comptes trois joueurs qui ont déjà joué dans le tournoi », fait remarquer Lawryk.

Il y a les produits locaux, les défenseurs Cody Ceci et Mark Boroweicki. Mais on retrouve également Matt Duchene, qui était de l’aventure en 2002 en tant qu’attaquant chez les Wolves de Central Ontario.

« Je ne me souviens pas de notre performance, mais je crois que c’était mon premier séjour à Ottawa. Je me souviens qu’il y avait de très bonnes équipes dans ce tournoi », mentionne Duchene, qui évolue maintenant chez les Sénateurs, 15 ans plus tard.

« C’est un bon tournoi auquel participer durant le temps des Fêtes. »

Lawryk croit que les exemples des Duchene, Ceci mais également McDavid et Gaudreau peuvent inspirer les quelque 5000 joueurs âgés de 9 à 12 ans qui participeront au rendez-vous d’ici le 30 décembre. « Ils peuvent se dire que ces gars-là étaient dans leurs souliers il n’y a pas si longtemps, qu’aujourd’hui ils réalisent leur rêve d’enfance », dit-il.

Ce sont près de 300 équipes qui sont inscrites à la Coupe Capitale Bell. Deux formations de la Finlande et une du Japon font partie du lot.

Par le passé, les clubs européens et asiatiques étaient plus nombreux.

« Ça varie d’une année à l’autre, affirme Scott Lawryk. Les dépenses reliées au transport peuvent être importantes. »

Les premières joutes du tournoi à la ronde commenceront mercredi matin sur le coup de 8 h.

L’impact économique annuel de l’événement est estimé à plus de 11 millions $.

« C’est plus qu’un simple tournoi pour les jeunes, fait valoir Lawryk. Ils ne font pas seulement se contenter de se pointer en ville pour disputer trois ou quatre parties puis retourner chez eux. Nous leur offrons plusieurs activités hors glace. Il y a des jeux interactifs. L’échange d’épinglettes s’avère aussi très populaire entre les enfants. Puis sur la glace, nous offrons aussi aux joueurs de participer à des concours d’habiletés. Et nous remettons aussi parmi les plus gros trophées pour les équipes gagnantes et les joueurs par excellence de chaque partie. »

PARTIES SUR... LA COLLINE DU PARLEMENT

Scott Lawryk la qualifie de «nouveau jouet» de la Coupe Capitale Bell. Il s’agit de la patinoire du Canada 150 qui a été aménagée sur la Colline du Parlement. La surface de jeu accueillera des parties du tournoi de hockey mineur, dont certaines finales lors du week-end. 

« Nous sommes excités. Nous n’avons jamais présenté des matches en plein auparavant », a soutenu le dg de la Coupe Capitale. La patinoire a déjà accueilli, il y a une dizaine de jours, le match des Anciens Sénateurs. C’est sans compter les nombreux patineurs qui ont pu y donner des coups de lames ces derniers jours. On y retrouve quelques gradins de même que de modestes vestiaires chauffés. 

« Ces joutes extérieures amènent un cachet particulier à notre 19e édition », a ajouté Lawryk, qui avoue que son équipe gardera un oeil sur le mercure qui risque de plonger. 

« Nous sommes prêts en cas de températures très froides », a-t-il assuré. Il reste que la majorité des parties du tournoi sera présentée dans 18 arénas d’Ottawa. 

C’est sans compter qu’un lot de matches se dérouleront en sol québécois à l’aréna Frank-Robinson, à Aylmer. 

« Nous avons une bonne relation depuis plusieurs années avec les gens de Hockey Outaouais. Ils ont toujours appuyé l’événement et font partie de notre comité organisateur. À nos yeux, il y a peut-être une rivière qui sépare Ottawa et Gatineau, mais nous formons une seule région et nous parlons le même langage, celui du hockey », a soutenu Lawryk.

DES HEURES ET DES HEURES D'AUTOBUS

Seize heures et près de 1400 kilomètres en autobus les attendaient. Mais aucun joueur des Macareux de Havre-Saint-Pierre n’allait se plaindre du long trajet qui les attendait vers Ottawa. Au contraire. 

« Les enfants ont très hâte de partir », a lancé l’instructeur-chef de cette équipe pee-wee B de la Côte-Nord, Sylvain Cormier, au bout du fil. 

L’entrevue s’est déroulée la veille de Noël. Sa bande a commencé à rouler le lendemain de Noël afin de participer à la Coupe Capitale Bell. Elle participera à une division spéciale soulignant le 150e anniversaire de la Confédération. 

Les Macareux ont gagné un concours organisé notamment par Patrimoine canadien. Trente-deux équipes ont été choisies afin de représenter leur province ou territoire. 

« Ça sera inoubliable. Il y a peu de joueurs dans l’équipe qui ont déjà visité Ottawa », a souligné Cormier, dont la formation est composée de huit joueurs de la communauté innue d’Ekuanitshit et sept autres patineurs de Havre-Saint-Pierre, situé en face de l’Île d’Anticosti. 

Tous ces ados âgés profiteront aussi de leur passage dans la capitale nationale pour visiter le Musée de la guerre et assister à une partie des Sénateurs au centre Canadian Tire. 

Une dernière question a été posée au coach. Que signifie le nom de son équipe? Les Macareux sont des oiseaux qui aiment pêcher en groupe. « Des perroquets de mer qui se tiennent sur le bord des îles» , a précisé Sylvain Cormier.