Jack Capuano discute avec Mike Reilly pendant un entraînement. Le défenseur des Sénateurs a marqué son premier filet de la saison mardi face aux Sabres.
Jack Capuano discute avec Mike Reilly pendant un entraînement. Le défenseur des Sénateurs a marqué son premier filet de la saison mardi face aux Sabres.

Supérieurs en infériorité numérique

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
BUFFALO — Un détail nous a échappé, mardi soir, lorsque les Sénateurs ont marqué leur but d’assurance, dans un filet désert.

Oui, Mark Borowiecki a marqué. Après avoir bloqué deux lancers. Quelques minutes à peine après avoir quitté la patinoire, blessé, à la suite d’un accrochage avec un adversaire.

Tout cela était déjà très impressionnant.

Ça nous a fait presque oublier que les Sénateurs se défendaient à quatre contre cinq lorsque le but a été marqué.

Il s’agit donc d’un but marqué en infériorité numérique.

Un autre.

C’était leur 11e, déjà, cette saison.

C’est un sommet, dans la LNH.

Cette production compense un peu pour celle, anémique, du jeu de puissance.

D.J. Smith en est fier.

« Nous sommes toujours dangereux lors des infériorités numériques. Si l’équipe adverse cafouille avec la rondelle, nous allons en profiter », affirme-t-il.

Lundi soir, les Sénateurs ont marqué deux buts en l’espace de 35 secondes, alors qu’ils jouaient à quatre contre cinq.

L’auteur du deuxième but, Chris Tierney, estime que les entraîneurs sont derrière ces succès.

« La clé, c’est l’attention aux détails, commente-t-il. Nous savons ce que nous avons à faire, chaque fois que nous sautons sur la patinoire. On nous fournit un plan de match complet, avant chaque partie. »

Les temps ont donc bien changé. On vous rappelle qu’à l’automne 2018, des joueurs ont été filmés à leur insu dans une voiture Uber. Ils se plaignaient alors, en groupe, du manque de structure des Sénateurs, en infériorité numérique.

Smith reconnaît qu’il est bien appuyé par son bras droit.

« Jack Capuano fait un super boulot dans cette phase du jeu », dit-il.

L’entraîneur-chef des Sénateurs est lui-même un spécialiste du travail en infériorité numérique. « J’ai fait ça toute ma carrière. Cette année encore, on travaille en comité. Mais Jack a la responsabilité de préparer un plan de match différent, soir après soir. »

Spécialistes

Capuano joue un grand rôle dans les succès des Sénateurs en infériorité numérique, cette saison. Mais les plans de match les plus complets ne servent à rien si les joueurs ne sont pas capables de suivre les directives.

« Ce que j’aime, par dessus-tout, c’est que nous misons sur de véritables spécialistes de l’infériorité numérique », indique Smith.

À l’attaque, depuis le début de la saison, Tierney forme généralement un duo avec Connor Brown.

Jean-Gabriel Pageau, meilleur centre à caractère défensif de l’équipe, a eu différents partenaires. Il y a notamment eu Anthony Duclair et Vladislav Namestnikov.

En défensive, Capuano a fait appel à ses joueurs les plus expérimentés. Ron Hainsey a été particulièrement sollicité. Mark Borowiecki, Dylan DeMelo et Nikita Zaitsev l’ont appuyé.

« Tous ces gars gagnent leur vie en travaillant en désavantage numérique. Ils savent comment s’y prendre pour survivre durant une infériorité numérique. Éventuellement, nous aurons de véritables spécialistes de l’attaque massive, aussi. Quand nous aurons des spécialistes de l’attaque massive et des infériorités numériques au sein de la même formation, nous aurons un alignement assez complet », prédit-il.

Pageau, Borowiecki, DeMelo, Hainsey et Namestnikov écoulent les derniers mois de leurs contrats respectifs. Ils sont tous susceptibles d’être échangés, dans les prochaines semaines, d’ici la date limite des transactions.