Katherine Stewart-Jones participera à La Coupe de la canne de Noël au centre de ski Nakkertok, à Cantley, du 13 au 15 décembre.

Stewart-Jones veut percer le top-12 mondial

La Coupe du monde de ski de fond a été lancée le week-end dernier à Ruka, en Finlande. Katherine Stewart-Jones ne se trouvait pas sur le fil de départ.

L’athlète de Chelsea fera l’impasse aussi sur les prochaines étapes à Lillehammer, Davos et Planica, en Slovénie, prévues avant Noël. Pas qu’elle est blessée.

Pas que l’équipe canadienne ne la veut pas en piste non plus. Au contraire.

« C’est ma décision. Trois des quatre courses sont des sprints. Ça ne valait pas la peine pour moi », explique Stewart-Jones au bout du fil.

Le produit du club Nakkertok s’avère plutôt une spécialiste des longues distances. Seul le rendez-vous en Suisse offrait une épreuve de 10 km.

Résultat, on la verra plutôt en action au Canada lors de deux étapes du circuit Nor-Am. D’abord à Canmore, en Alberta, ce week-end. Puis à Cantley, la semaine prochaine.

Plus précisément au centre de ski Nakkertok qui accueillera l’élite nord-américaine dans le cadre de sa compétition annuelle « La Coupe de la canne de Noël » du 13 au 15 décembre.

« C’est le fun. Les deux courses vont se passer chez moi », précise Stewart-Jones.

Nakkertok, c’est l’endroit où elle a appris à skier. Où elle a grandi avec sa sœur Émilie et ses frères.

Puis à Canmore, c’est sa nouvelle ville adoptive depuis quelques mois.

« Je suis déménagée ici en mai », raconte Stewart-Jones, qui avait passé les quatre années précédentes au centre national d’entraînement à Thunder Bay, en Ontario.

Canmore possède un de ces centres. Ce fut le site aussi de plusieurs épreuves de la Coupe du monde au fil des ans.

« Je voulais un changement. L’entraînement est bien ici. Aussi, j’ai un nouveau coach au sein de l’équipe nationale. »

Arrivé l’hiver dernier, le Norvégien Erik Braten a pris la relève de Louis Bouchard à la barre de la formation de la Coupe du monde.

« Je l’aime bien », lance Stewart-Jones, qui veut continuer à gravir au classement international.

Son meilleur résultat en 2018-2019 avait été sa 28e position au 30 km libre aux championnats du monde à Seefeld, en Suisse.

Cette saison, il n’y pas de Mondiaux, qui se déroulent à chaque deux ans.

« Tout le monde se concentre sur la Coupe du monde. J’aimerais bien terminer plusieurs fois dans le top-20, même parmi les 12 premières. »

Ses premières sorties en Coupe du monde devraient avoir lieu plus tard en janvier.

« Février et mars seront très occupés. J’aimerais bien faire un des Tours de ski en Scandinavie. »

Stewart-Jones, 24 ans, conserve toujours dans sa mire une première participation aux Jeux olympiques en 2022 à Pékin, en Chine. L’accent a été mis à peaufiner sa technique les derniers mois à l’entraînement sur le sec.

« Je pense qu’on va voir un changement important durant les courses. J’ai fait beaucoup de ski à roulettes cet été, dit-elle.

«J’ai vraiment hâte aux premières courses.»

Katherine Stewart-Jones n’est pas l’unique athlète de l’Outaouais au sein de l’équipe nationale senior, qui compte huit skieurs. On retrouve aussi le jeune Antoine Cyr, qui a fêté ses 21 ans en septembre.

Cyr a connu un hiver fructueux, la saison dernière. Il a participé à ses premières courses de la Coupe du monde sur les plaines d’Abraham en plus de prendre le départ des championnats du monde des moins de 23 ans.

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AJOUT MAJEUR AU TRIATHLON DE GATINEAU

La prochaine édition du Triathlon de Gatineau aura une saveur particulière. Elle partagera la présentation des championnats canadiens avec Montréal. Triathlon Canada et Triathlon Québec en ont fait l’annonce en début de semaine.

Ce sera la première fois depuis 2015 que les championnats nationaux se dérouleront au Québec. Montréal présentera les championnats juniors et élites de même que les championnats canadiens groupe d’âge, les 27 et 28 juin. Gatineau accueillera les championnats canadiens de relais par équipes mixtes chez les juniors et les U23, une semaine plus tard, le 4 juillet au lac Leamy.

« Nous sommes un petit groupe. Nous n’avons pas les moyens pour tout présenter. Nous avons dit à Triathlon Québec que nous étions prêts à présenter une course, a relaté le directeur de course Christian Beaulieu. Ça aidera à faire connaître le Triathlon de Gatineau en plus de motiver nos jeunes. »

Le club Espoir a une raison de plus d’attirer l’événement de relais en Outaouais. Le Québec tentera de défendre son titre. L’an dernier, une athlète locale, Noémie Beaulieu, faisait partie de la formation. « Elle va pouvoir défendre ça à la maison », a avoué Christian Beaulieu, qui est également père de la prometteuse triathlonienne.