Une épreuve de la Coupe du monde à Otepaa, en Slovénie et les championnats du monde seniors à Lahti, en Finlande, du 21 février au 5 mars attendent la skieuse de fond de Chelsea Katherine Stewart-Jones.

Stewart-Jones plongée dans l’incertitude

Katherine Stewart-Jones devra patienter encore un peu avant de savoir si elle skiera ou non aux Jeux olympiques. Plus précisément jusqu’au 21 janvier prochain.

Cette journée-là, le Canada apprendra si elle obtient un cinquième laissez-passer en ski de fond féminin à PyeongChang. En ce moment, il ne peut envoyer que quatre athlètes.

Stewart-Jones occupe le cinquième rang dans la hiérarchie de l’équipe nationale à la conclusion des essais olympiques, mercredi, à Mont Sainte-Anne. « Il n’y a rien que je puisse faire en ce moment... sauf attendre », a avoué le produit du club Nakkertok, de Cantley.

La malchance a frappé la jeune femme originaire de l’Outaouais lors des sélections. À l’image de plusieurs autres participants, un virus l’a affaiblie au mauvais moment.

« J’ai fait tout ce que je pouvais. Je suis tombée malade le lundi matin. Je n’avais pas le choix de faire le skiathlon », relate-t-elle.

Stewart-Jones a pris le cinquième rang de cette course de distance. « J’ai fini à une seconde de la troisième place. Cela a fait toute la différence. C’est ce qui est un peu frustrant », a-t-elle reconnu.

Cette dernière a fait l’impasse sur les sprints du mardi afin de prendre le départ du 10 km classique le lendemain. Une course à laquelle elle a franchi le fil d’arrivée en deuxième position.

« Comme je dis, j’ai tout fait ce que je pouvais... C’est sur que c’est décevant si je ne vais pas aux Jeux. Mais je n’ai que 22 ans. Il me reste encore beaucoup de temps devant moi. »

Stewart-Jones avait participé aux championnats du monde l’an dernier. Elle avait notamment aidé le Canada à terminer au 10e rang au relais féminin 4x5 km en Finlande.

On la considérait comme une des favorites pour se tailler une place au sein de la formation olympique canadienne en 2018. Elle compte 19 départs en Coupe du monde à sa fiche.

« La dernière journée a été vraiment difficile, a reconnu Stewart-Jones. Mais ceux qui finissent par performer sont ceux qui prennent les défaites comme une opportunité d’apprendre... Ils ne laissent pas ça changer leur carrière. »

C’est ce qu’elle compte faire.

C’est pourquoi elle ne compte pas se laisser ronger par l’interminable attente de la prochaine semaine et demie.

C’est pourquoi elle est contente du prix de consolation qui l’attend.

Katherine Stewart-Jones partira dimanche en direction de la Suisse en vue des championnats du monde des moins de 23 ans. Elle sera accompagnée par une autre skieuse de l’Outaouais, Laura Leclair, de Chelsea Nordiq.

« Je vais me concentrer dans les prochains jours à récupérer, à être en santé avant de partir. Je vais essayer de ne pas trop penser à recevoir l’appel... »