La skieuse de Chelsea, Katherine Stewart-Jones
La skieuse de Chelsea, Katherine Stewart-Jones

Stewart-Jones fait plier Nordiq Canada

Katherine Stewart-Jones a signé une victoire importante loin de la neige dans les dernières heures.

La skieuse de fond de Chelsea a gagné sa cause mardi l’opposant à Nordiq Canada, qui doit la réintégrer dans l’équipe nationale. Elle avait porté en appel la décision de la fédération qui l’avait exclu en avril de sa formation en vue de la saison 2020-2021.

La jeune femme âgée de 25 ans venait pourtant de connaître le meilleur hiver de sa carrière sur la scène internationale.

«Je suis contente, mais je peux surtout enfin mieux respirer et me concentrer sur mon été et à préparer la prochaine saison, a réagi Stewart-Jones en entrevue avec Le Droit.

«Les dernières semaines ont été difficiles pour moi, même si j’avais le sentiment que j’allais gagner», a-t-elle ajouté.

En réintégrant l’équipe canadienne, le produit du club Nakkertok aura accès à nouveau à l’aide financière des gouvernements. «C’est environ 28 000 $, a précisé Stewart-Jones.

«C’est sans compter les camps d’entraînement que je pourrai faire avec l’équipe, a-t-elle enchaîné. C’est un peu moins stressant maintenant.»

Un comité indépendant de Nordiq Canada a entendu l’appel de la skieuse de l’Outaouais, qui a plaidé elle-même sa cause, il y a une semaine et demie, via vidéoconférence. Cette dernière a fait valoir notamment que la fédération avait omis de prendre en considération le neuvième temps le plus rapide de la journée qu’elle eût signé le 16 février lors d’une poursuite au Ski Tour 2020 en Scandinavie.

Ce résultat répond au critère d’un top-12 en Coupe du monde qui était nécessaire afin d’assurer son maintien au sein de l’équipe nationale.

«Le comité de sélection, dans son interprétation originale des critères publiés de sélection à l’équipe nationale de ski 2020-2021, n’avait pas considéré qu’un résultat de meilleur temps de la journée d’une épreuve de poursuite répondait aux critères de sélection à l’équipe nationale, a expliqué Nordiq Canada dans un communiqué émis mardi.


« Je ne skie jamais pour prouver des choses à d’autres personnes que moi. »
Katherine Stewart-Jones

«Nordiq Canada respecte la décision de la procédure d’appel et salue l’importance des performances de Katherine au cours de la dernière année. Nous nous réjouissons de son intégration à l’une des plus grandes équipes nationales de ski jamais réunies par Nordiq Canada, qui compte 16 athlètes au sein du programme olympique.»

Stewart-Jones, elle, veut maintenant tourner la page. Elle assure que la décision initiale de ses patrons ne serviront pas de motivation lors de la prochaine saison de compétitions, si compétitions il y a en raison de la COVID-19.

«Je ne suis pas comme ça. Je ne skie jamais pour prouver des choses à d’autres personnes que moi.»

Plusieurs anciennes skieuses élites s’étaient rangées derrière elle dans le dernier mois. Marie-Odile Raymond, originaire d’Aylmer, était du lot, elle qui avait participé aux Jeux olympiques de 1998 à Nagano.

«C’était positif de voir que la communauté croyait en moi. De nombreuses personnes m’ont appelé ou envoyé des courriels pour m’encourager quand tout ça est arrivé, il y a quelques semaines», a tenu à souligner Katherine Stewart-Jones, qui retrouvera trois autres skieurs locaux dans les couleurs canadiennes.

Antoine Cyr, Laura Leclair et Pierre-Grall Johnson avaient tous été nommés au sein de l’équipe nationale, tôt en mai.