Katherine Stewart-Jones a fait une belle performance à la deuxième étape du Ski Tour 2020 à Östersund, en Suède. 

Stewart-Jones accélère au Ski Tour 2020

Tantôt il pleuvait. Tantôt il neigeait. Ça n’a pas semblé déranger Katherine Stewart-Jones qui a connu sa meilleure journée en carrière dans un peloton international.

Ça se passait dimanche à Östersund, en Suède, lors de la deuxième des six étapes du Ski Tour 2020.

La fondeuse de Chelsea a réalisé le neuvième temps le plus rapide lors de la poursuite féminine de 10 km en style classique. Ça lui a permis de grimper au 32e rang du classement général, elle qui était 46e après le 10 km de style libre disputé la veille.

« La première journée avait été difficile. Je n’avais pas de bonnes sensations. Mes jambes étaient lourdes. Elles ne voulaient pas réagir quand je voulais accélérer, a relaté Stewart-Jones, qui profitait d’un congé lundi.

«C’était décevant, mais il y a des journées comme ça. Dimanche, tout allait bien.»

L’athlète âgée de 24 ans a fait de ce tour scandinave sa priorité en 2019-2020. Elle a obtenu son billet en étant la leader sur le circuit Nor-Am.

Ce premier rang en Amérique du Nord lui a assuré aussi une place sur le départ des dernières épreuves de la Coupe du monde cet hiver.

Il s’agit de sa deuxième participation en carrière à une course par étapes de la Fédération internationale de ski (FIS). Stewart-Jones avait obtenu un laissez-passer en 2016 lors du Ski Tour Canada qui s’était notamment arrêté à Gatineau.

«Je n’avais pas réussi à finir ce tour-là. Je pensais que j’allais tomber malade. J’avais arrêté avant les dernières courses à Canmore.»

On le devine rapidement. Le produit du club Nakkertok veut rallier le fil d’arrivée cette fois-ci à la conclusion des six étapes en neuf jours disputées en Suède et en Norvège.

«J’aimerais finir dans le top 30 au classement général», a ajouté Stewart-Jones, qui reprendra l’action mardi.

Ce sera place à une journée de sprints au Ski Tour 2020. Le tout aura lieu à Are, toujours en sol suédois.

«Sur une pente de ski alpin. Les sprints se dérouleront sur 700 m dans une montée. Il va falloir marcher vers le bas après la course, a souligné la skieuse de l’Outaouais.

«C’est la première fois que je ferai de tels sprints. Personne n’a pu essayer le parcours avant. Donc personne n’aura un avantage. J’ai hâte. Ça sera différent.»

Puis jeudi, un départ de masse de 38 km sera offert aux participantes du tour. Encore une fois, une nouveauté attend Katherine Stewart-Jones, qui skiera dans deux pays dans la même journée.

Le départ sera donné à Storlien en Suède et l’arrivée s’effectuera à Meraker, en Norvège.

«Ça sera différent. Je n’ai jamais fait ça, a-t-elle dit.

«C’est comme le Tour de France. C’est un événement prestigieux durant lequel tu as plusieurs courses en peu de jours. Tu n’as pas beaucoup de temps pour la récupération. Tu dois voyager d’un site à l’autre. Ça prend beaucoup d’énergie. Et tu as toutes sortes de formats de compétition.»

Le ton de sa voix au bout du fil ne mentait pas. Stewart-Jones s’amuse en ce début du Tour de ski 2020, peu importe les conditions météo.