Martin Mondou comprend mal les critiques dirigées à son endroit concernant sa gestion des joueurs les plus âgés.

Statu quo chez les Cataractes

CHRONIQUE / La décision la veille de Mikaël Robidoux d’opter pour un essai dans la East Coast League ayant réglé par la bande le surplus de personnel à l’attaque, les Cataractes ont opté pour le statu quo à la date limite des transactions, dans la LHJMQ lundi midi.

Après avoir acquis l’attaquant de 20 ans Maxim Trépanier avant la pause de Noël, le directeur-gérant Martin Mondou écoutait ses homologues qui convoitaient les services de quelques-uns de ses vétérans, mais aucune proposition ne l’a suffisamment charmé pour le pousser à bouger.

À l’inverse, il s’est informé des prix pour améliorer à nouveau son groupe, mais il a été refroidi par les demandes. «Je regarde nos besoins, les joueurs qui ont bougé, et les prix, et je ne voyais aucune logique pour passer à l’action. Nous aimons notre groupe. Nous voulons continuer à faire progresser nos jeunes. C’est la façon la plus appropriée de se donner les meilleures chances de gagner quand ce groupe sera à maturité», livrait Mondou.

Nussbaumer ne va nulle part

Le dossier le plus chaud sur sa table de travail était celui de Valentin Nussbaumer. Après le Championnat du monde junior, le Suisse de 19 ans a avisé les Cataractes qu’il aimerait être libéré de son contrat, ou à tout le moins échangé à une autre formation de la LHJMQ. Mondou a testé le marché à propos de son attaquant, mais il n’a pas réussi à monnayer ses services. «On espère encore qu’il va respecter notre entente », a martelé Mondou, qui attend des nouvelles du jeune homme. «Son vol de retour est mardi, il nous a dit qu’il ne serait pas à bord de l’avion. On verra bien comment le dossier va évoluer. Chose certaine, il n’est pas question de le libérer.»

Sans compter Nussbaumer, Daniel Renaud a présentement 13 attaquants, huit défenseurs et deux gardiens sous la main. Seulement deux des trois casiers de 20 ans sont comblés, pour la quatrième fois depuis 2010. Mondou comprend mal les critiques à son endroit concernant sa gestion des joueurs les plus âgés.

«Chaque année est différente. La saison de la Coupe Memorial, nous avions seulement deux 20 ans, mais nous avions obtenu Brandon Gormley et Morgan Ellis, deux gars de 19 ans qui étaient supérieurs à n’importe quel vétéran de dernière année, non? L’âge est un facteur, mais ce n’est pas le seul qui compte», fait-il valoir. «Si je comble le troisième casier pour simplement le combler et qu’en fin de compte, ce sont les jeunes de l’équipe qui paient la note, notre sort est-il meilleur? À l’interne, on croit aux joueurs en place et on veut continuer à les développer.»

Mondou espère par ailleurs bonifier son groupe à l’interne, lui qui tente actuellement de convaincre Thomas Pichette et Dovar Tinling de signer avec l’équipe. Pichette et Tinling sont deux attaquants de 16 ans, repêchés en juin dernier, qui avaient connu un excellent camp d’entraînement avant de s’éclipser, afin de préserver leurs droits pour la NCAA.

«Ce sont deux dossiers prioritaires pour nous, deux jeunes que nous avons en haute estime. Pichette est de la région, il pourrait tout de suite s’ajouter comme joueur affilié. Dans le cas de Tinling, il est venu voir un de nos matchs durant le temps des Fêtes avec sa famille, et nous avons régulièrement des discussions avec eux. Dans les deux cas, nous sommes convaincus que nous représentons la meilleure option afin de poursuivre leur développement.»

Robidoux repart à zéro

Pendant que Martin Mondou passait la matinée au téléphone, Mikaël Robidoux ramassait ses effets personnels à Shawinigan, avant de mettre le cap sur le Maine où les Mariners l’attendent pour lui accorder un essai. Prendre la décision de passer chez les pros n’a pas été facile à prendre pour lui, car il se plaisait en Mauricie.

«Ça fait des mois qu’on parlait avec mes proches de la possibilité de graduer chez les pros. Je préférais rester à Shawinigan. J’aimais mon rôle, je me sentais apprécié dans le vestiaire et par les fans et je croyais en notre équipe. Mais bon, avec tout ce qui se passe en ce moment, on a jugé que le temps était venu de repartir à zéro.»

Robidoux fait référence à ses neuf suspensions, et à celle qui allait le sortir pour de bon du hockey junior s’il se faisait prendre à nouveau dans une séquence dangereuse. «Je ne serai jamais assez reconnaissant envers Daniel Renaud, pour tout ce qu’il a fait pour moi. Je n’ai pas un mot à dire de négatif sur l’année passée en Mauricie. Je pars un peu plus tôt que prévu, car une opportunité se présente à moi. Dans la East Coast League, je vais pouvoir jouer librement. Ça me libère un peu l’esprit, c’est sûr. »

Dans le junior, c’était un des plus vieux sur la glace. Forcément, sa maturité physique l’avantageait. Il retombe au bas de l’échelle chez les pros…«C’est vrai et si j’ai à jeter les gants, je devrai faire attention. Par contre, pour le reste, je pense que ça va m’avantager. Je pourrai mettre toute la gomme sur mes mises en échec. J’ai hâte de voir ce que ça va donner!»

Robidoux repart à zéro

Pendant que Martin Mondou passait la matinée au téléphone, Mikaël Robidoux ramassait ses effets personnels à Shawinigan, avant de mettre le cap sur le Maine où les Mariners l’attendent pour lui accorder un essai. Prendre la décision de passer chez les pros n’a pas été facile à prendre pour lui, car il se plaisait en Mauricie. 

«Ça fait des mois qu’on parlait avec mes proches de la possibilité de graduer chez les pros. Je préférais rester à Shawinigan. J’aimais mon rôle, je me sentais apprécié dans le vestiaire et par les fans et je croyais en notre équipe. Mais bon, avec tout ce qui se passe en ce moment, on a jugé que le temps était venu de repartir à zéro.»

Robidoux fait référence à ses neuf suspensions, et à celle qui allait le sortir pour de bon du hockey junior s’il se faisait prendre à nouveau dans une séquence dangereuse. «Je ne serai jamais assez reconnaissant envers Daniel Renaud, pour tout ce qu’il a fait pour moi. Je n’ai pas un mot à dire de négatif sur l’année passée en Mauricie. Je pars un peu plus tôt que prévu car une belle opportunité se présente à moi. Dans la East Coast League, je vais pouvoir jouer librement. Ça me libère un peu l’esprit, c’est sûr. »

Dans le junior, c’était un des plus vieux sur la glace. Forcément, sa maturité physique l’avantageait. Il retombe au bas de l’échelle chez les pros…«C’est vrai et si j’ai à jeter les gants, je devrai faire attention. Par contre, pour le reste, je pense que ça va m’avantager. Je pourrai mettre toute la gomme sur mes mises en échec. J’ai hâte de voir ce que ça va donner!»