Le nom du jeune surdoué de l’Océanic de Rimouski, Alexis Lafrenière, est assurément à considérer pour le trophée Michel-Brière, remis au joueur le plus efficace dans la LHJMQ.

Gala des Rondelles d’Or: Lafrenière, premier de classe

CHRONIQUE / L’hiver semble interminable, mais la saison 2018-19 de la LHJMQ, elle, tire à sa fin. Il reste moins d’un quart de campagne à écouler avant de passer aux choses sérieuses, les séries. Dans les prochains jours, les hommes de hockey des quatre coins du circuit seront appelés à se prononcer sur l’identité de ceux qui ont le plus performé. Coup d’œil sur les principaux trophées à l’enjeu lors du gala des Rondelles d’Or.

Joueur le plus efficace (Trophée Michel-Brière)

La course pour le championnat des marqueurs est palpitante! Pas moins de cinq joueurs sont séparés par à peine 10 points au sommet, alors bien malin qui peut prédire avec exactitude qui sera devant la parade dans un mois. Reste qu’Alexis Lafrenière (Océanic), Joe Veleno (Voltigeurs) et Ivan Chekhovich (Drakkar) sont un peu plus performants que Peter Abbandonato (Huskies) et Jeremy McKenna (Wildcats), qui ont disputé plus de matchs. Mon choix: Lafrenière! En plus de dominer actuellement la course au championnat avec 92 points en 51 matchs, le surdoué de l’Océanic est le cœur et l’âme de son club à 17 ans. Il a développé une très belle chimie avec Olivier Garneau et Jimmy Huntington, mais de façon globale, il est moins bien entouré que Veleno à Drummondville et Chekhovich à Baie-Comeau. Le sort de l’Océanic repose en très grande partie sur les prouesses de Monsieur Lafrenière.

Gagnant: Alexis Lafrenière

Gardien par excellence

Laissons tomber le trophée Jacques-Plante, qui ne récompense que la meilleure moyenne de buts alloués. Ça fait quelques années que la LHJMQ examine l’option de faire comme la LNH et d’offrir le trophée à celui qui gagnerait le vote chez les hommes de hockey, mais bon, rien n’a encore bougé, alors concentrons-nous sur l’identité de celui qui sera nommé sur la première équipe d’étoiles. Dans ce rayon, Samuel Harvey (Huskies), Colton Ellis (Océanic) et Tristan Côté-Cazenave (Tigres) semblent avoir une longueur d’avance sur Olivier Rodrigue (Voltigeurs). Harvey est le plus performant du groupe et devrait être choisi, mais on se doit de souligner le travail de Côté-Cazenave au sein d’une équipe en reconstruction. Si les Tigres sont en position de disputer la première ronde des séries à domicile, c’est en grande partie grâce au travail de leur portier.

Gagnant: Samuel Harvey

Défenseur par excellence (Trophée Émile-Bouchard)

Finalistes la saison dernière, Charle-Édouard d’Astous (Océanic) et Noah Dobson (Huskies) devraient à nouveau obtenir la faveur du jury. Nicolas Beaudin (Voltigeurs) devrait les accompagner au gala. D’Astous connaît une saison magique, lui qui revendique 63 points en 53 matchs. Dobson n’a pas le même impact offensif sauf que sa contribution avec Équipe Canada junior milite en sa faveur. Et puis, si on demande aux entraîneurs d’identifier un défenseur avec qui ils iraient à la guerre dans un match numéro sept, pas mal certain que la majorité choisirait Dobson. Cette combinaison me porte à choisir l’espoir des Islanders de New York.

Gagnant: Noah Dobson

Meilleur espoir professionnel (Trophée Michael-Bossy)

Ce trophée convoité sera vraisemblablement à l’enjeu entre Raphaël Lavoie (Mooseheads), Samuel Poulin (Phoenix) et Jakob Pelletier (Wildcats). Les trois ont une saison intéressante, et pourraient parader sur l’estrade en première ronde au prochain repêchage de la LNH. J’ai un faible pour Pelletier, qui me fait penser à Anthony Beauvillier, mais le gabarit de Lavoie le rend plus intéressant aux yeux des dépisteurs. Lavoie devrait être couronné…

Gagnant: Raphaël Lavoie

Entraîneur par excellence (Trophée Ron-Lapointe)

Mario Pouliot sera dur à ignorer. Il fait carburer les Huskies au maximum depuis son arrivée en Abitibi. On attendait les Voltigeurs, les Mooseheads ou l’Océanic en avant de la parade, mais depuis le jour 1, ce sont les Huskies qui dominent le plateau! Derrière Pouliot, d’autres candidats connaissent une belle saison, notamment Steve Hartley (Voltigeurs) et Martin Bernard (Drakkar). Voilà trois excellentes candidatures. Mais Pouliot est seul devant, par un mille!

Gagnant Mario Pouliot

Directeur-gérant par excellence (Trophée Maurice-Filion)

Voilà un trophée un peu plus dur à attribuer, en raison des transactions qui s’étirent souvent sur plus d’une saison. Chose certaine, Mario Pouliot a su tirer son épingle du jeu en se payant deux des joueurs les plus convoités, Noah Dobson et Joël Teasdale. On verra la facture finale, mais à court terme, ces munitions rendent les Huskies très intimidants. Coup de chapeau aussi à Yannick Jean, qui a su manœuvrer habilement dans le dossier Noah Dobson. Les Saguenéens, d’une façon ou d’une autre, vont sortir gagnants de ce dossier. Finalement, Alain Sear serait mon troisième finaliste, lui qui a regarni sa banque de choix en plus de mettre la main sur un excellent patineur de 17 ans, Mathieu Bizier. Paraît que les dépisteurs des Olympiques sont fous comme des balais! Sous l’ère Benoît Groulx, ils avaient le temps de piger dans le buffet pas mal à la table de l’équipe lors des premières rondes des repêchages!

Gagnant: Mario Pouliot