La présence du Canadien en séries n’a jamais paru aussi incertaine.

À l’image du patron

Marc Bergevin a donné le ton à la journée en se contentant de prendre des photos à la date limite des transactions. Ses joueurs ont emboîté le pas en soirée, livrant une performance bien tiède face aux pauvres Devils.

On peut comprendre les hommes de Claude Julien d’avoir manqué d’inspiration. Contre toute attente, ils bataillent férocement pour une place en séries. Ce groupe a ralenti ces dernières semaines, mais il tient encore son bout. Il espérait certainement une tape dans le dos du patron.

Ce dernier a répété dans son point de presse qu’il n’était pas question de céder ses meilleurs espoirs pour du court terme. Ça se défend. Mais vous savez, Wayne Simmonds, Marcus Johansson et Gustav Nyquist sont loin d’avoir rapporté la lune. Et ils auraient tous renforci le top neuf à l’attaque, en plus d’être un actif susceptible de donner un coup de main à ce pathétique jeu de puissance.

La banque de choix de l’équipe déborde, il me semble que Bergevin aurait pu en sortir un ou deux – qui ne sont pas des premières rondes – pour donner un peu plus de munitions à Claude Julien…

Cette défaite à Newark fait mal. Les Devils, qui ne sont pas exactement une puissance, étaient privés de Taylor Hall, Jesper Bratt et Sami Vatanen, blessés. Dans la journée, ils avaient liquidé Johansson. Devant le filet, Corey Schneider en arrache depuis deux ans. Si vous enlevez Nico Hischier et Kyle Palmieri, ça ressemble pas mal à un club de la Ligue américaine. Pourtant, vos p’tits gars sont zéro en trois contre les Devils depuis le début de la saison. Oui, zéro comme Ouellet face à la cinquième pire formation du circuit!

On a vu des gestes de frustration durant le duel. De l’indiscipline. Et un gros manque d’exécution. Et puis, le capitaine, Shea Weber, semble étourdi par la vitesse du jeu. Ce sont des signes d’une équipe débordée.

Lundi soir, la présence de votre club en séries n’a jamais paru aussi incertaine.