Boxe

Harley-David O’Reilly boxera aux Jeux panaméricains

L’an dernier, c’était les Jeux du Commonwealth où il avait gagné le bronze. Cet été, Harley-David O’Reilly participera maintenant aux Jeux panaméricains.

Sa présence en juillet à Lima, au Pérou, a été confirmée mercredi par le Comité olympique canadien et Boxe Canada. « Un honneur, surtout que peu de gens, tous sports confondus, ont l’occasion de participer deux fois à un des trois Jeux majeurs », a souligné le pugiliste de Gatineau au bout du fil.

Sport régional

Un marathon rapide à Ottawa?

Le Marathon d’Ottawa s’annonce comme l’un des plus rapides depuis ses débuts en 1975.

Les organisateurs ont dévoilé mercredi la liste des coureurs élites en vue de l’épreuve de 42 km. Sept des concurrents recrutés affichent des temps personnels plus rapides que le record actuel du parcours à deux heures, six minutes et 54 secondes.

Le favori sera l’Éthiopien Abera Kuma, qui a établi une marque personnelle de deux heures, cinq minutes et 50 secondes l’an dernier à Rotterdam. Son compatriote Adugna Takele de même que Marius Kimutai et Martin Kosgey, tous deux du Kenya, font aussi partie des participants à surveiller.

«Nous accueillons sept hommes capables de battre le record de parcours actuel, donc, le 26 mai, à Ottawa, nous assisterons assurément à une course des plus captivantes», a soutenu le responsable du recrutement des athlètes élites de la Fin de semaine des courses Tamarack, Manny Rodrigues.

Du côté féminin, Tirfi Tsegaye renouera avec la compétition après une pause de trois ans. Sa dernière sortie remonte aux Jeux olympiques à Rio, où l’Éthiopienne âgée de 34 avait terminé quatrième. Quelques mois auparavant, elle avait pris le deuxième rang au Marathon de Boston.

Chez les Canadiens, le double Olympien Reid Coolsaet a confirmé sa présence. Il tente d’assurer sa place à Tokyo en vue des JO de 2020.

Sport régional

Retour des anciens champions du 10 km d’Ottawa

Les organisateurs de la Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa ont effectué un retour vers le futur en recrutant de gros noms du passé pour leur épreuve du 10 km qui aura lieu dans une dizaine de jours.

Les champions de l’édition 2016, qui avait été disputée durant une canicule, effectueront un retour dans la capitale. Mohammed Ziani, du Maroc, avait gagné l’épreuve masculine en 28 minutes et 37 secondes malgré la chaleur et l’humidité. Peres Jepchirchir, du Kenya, avait été la plus rapide chez les femmes, il y a trois ans.

« C’est toujours plus facile de convaincre d’anciens champions à revenir ici puisqu’ils savent à quoi s’attendre. Ils connaissent notamment bien le parcours », a rappelé le coordonnateur des athlètes élites, Manny Rodrigues.

Ce dernier espère que la température fraîche qui sévit actuellement sur la capitale nationale demeure jusqu’au 25 mai, date de la présentation du 10 km. Le lendemain, ce sera place au Marathon d’Ottawa.

« Quand c’est frais, ça se traduit habituellement par des chronos rapides », a rappelé Rodrigues.

Ses collègues et lui s’attendent notamment à une épreuve du 10 km marquée par la vitesse. Douze hommes se pointeront sur le fil de départ avec des records personnels sous les 29 minutes.

Le 10 km d’Ottawa, qui possède le « label d’or » de l’IAAF, sera à nouveau l’hôte des championnats canadiens.

Tennis

Mélodie Collard, de Luskville à Roland-Garros

Mélodie Collard se souvient encore des premières balles de tennis qu’elle a frappées dans la cour arrière de ses parents située à l’époque à Luskville. Elle ressemblait à tout, sauf une future participante à Roland-Garros.

« Je n’aimais vraiment pas ça. Je me disais que si je n’étais pas bonne, j’allais arrêter ça, lance-t-elle en riant. Les choses ont bien changé. »

Dix ans après ses débuts, la voilà à la veille de son départ mardi vers l’Europe en vue d’une première étape en carrière sur le circuit du Grand Chelem junior. Un tournoi déjà remporté auparavant par les Capriati, Hingis, Henin et Halep.

L’ado de 15 ans prendra part aux qualifications de Roland-Garros dès le 30 mai. Mais auparavant, elle se tapera au moins un tournoi préparatoire sur terre battue en Italie.

« Ça va être un jeu différent sur ces surfaces, surtout que je ne m’entraîne jamais sur terre battue ici, affirme Collard. J’ai hâte de partir. J’ai hâte de jouer contre les meilleures au monde. »

Le hic ? Le produit de Tennis Outaouais Performance (TOP) fait maintenant partie justement de ces meilleures raquettes.

La grande droitière de 5’9’’ a participé à 11 finales de tournois ITF sur une période de sept mois. À six reprises elle s’est retrouvée dans le match ultime en simple féminin, gagnant quatre fois.

Son dernier titre remonte en avril, la hissant au 73e rang mondial.

« Mélodie s’en va là-bas avec confiance... avec l’esprit ouvert. Elle sait que tout peut arriver », lance Mathieu Toupin, son entraîneur depuis le premier jour à La Sporthèque.

« Je sais que j’ai le niveau de jeu pour rivaliser avec les meilleures, affirme la principale intéressée. J’ai battu la 60e au monde, il y a deux week-ends de ça. J’ai aussi déjà battu la 15e au monde. Je crois en mes chances. J’ai un style différent qui peut causer du trouble à beaucoup de gens... Je crois en mes chances. »

Un style qu’elle devra exploiter, insiste son entraîneur.

« Elle devra varier les effets, monter au filet », dit Toupin. Et il y a ce coup droit, jadis sa faiblesse, qui est devenu maintenant une arme additionnelle dans son arsenal.

« Le déclic vient de se faire. Cela avait toujours été le défi de Mélo », explique le coach.

Surtout, Collard se sent bien. Elle s’amuse. La fille par le passée timide et réservée en entrevue a laissé place à une athlète qui multiplie les confidences. Ses yeux s’illuminent en parlant de Roland-Garros.

« C’est prestigieux. Nous aurons aussi la chance de voir jouer les pros, qui seront là en même temps que nous », dit-elle.

« Chaque année, je regarde la finale à la télé. C’est un de mes buts dans la vie, de jouer un jour dans un tournoi du Grand Chelem chez les pros. Juste d’y participer chez les juniors, je ne pensais jamais que ça arriverait si vite que ça. »

Collard n’a pas oublié comment elle se sentait à pareille date l’an dernier. « J’avais encore des problèmes à terminer un match en raison de plusieurs blessures », rappelle-t-elle. Son dos la faisait notamment souffrir.

Jusqu’ici, son corps tient le coup. Mais pas question de crier victoire. 

Une visite chez le physiothérapeute l’attendait justement, mercredi après-midi, après l’entrevue qui s’est terminée avec une autre anecdote. Sa joueuse favorite est l’Ontarienne Bianca Andreescu, qui a gagné à Indian Wells en mars.

« Parce que j’ai un style de jeu comme elle. On varie beaucoup, mais d’une différente manière. J’aime aussi son caractère. Elle se bat sur le terrain, mais c’est une fille gentille à l’extérieur du terrain. Elle respecte tout le monde. »

L’autre raison pourquoi elle l’aime ? « Je la vois évoluer depuis qu’elle est jeune. J’avais même joué contre elle en double quand j’avais huit ans. Elle en avait 12 et elle était déjà très bonne ! »

Qui sait, peut-être que dans quelques années, Mélodie Collard aura l’occasion d’affronter à nouveau Andreescu, mais cette fois-ci chez les professionnels.