Ski alpin

Cook fêtera ses 29 ans à PyeongChang

Dustin Cook a déjà été plus enthousiaste. Pourtant, un billet en vue des Jeux olympiques à PyeongChang se trouve dans ses poches depuis trois jours.

Le skieur de l’Outaouais s’est assuré sa place au sein de l’équipe canadienne en terminant en 11e place, dimanche, au super-G de Lake Louise. Il avait besoin de terminer parmi les 12 premiers lors d’une course de la Coupe du monde d’ici la fin janvier afin de satisfaire le dernier critère de sélection olympique.

« C’est sur que c’est le fun de régler cette question dès le début de la saison », a soutenu Cook au bout du fil.

Il reste que l’ancien vice-champion du monde s’en voulait encore pour sa performance à Lake Louise. « Un résultat correct, sans plus, a précisé l’éternel perfectionniste. »

« J’aurais pu terminer cinq ou six rangs plus haut au classement si ce n’avait pas été d’une petite erreur au milieu du parcours et une autre vers le bas de la piste. J’ai failli me planter à la fin. »

Cook est un brin dur envers lui-même.

« Ça reste ma meilleure performance en carrière à une première course pour entamer le calendrier. Tu ne peux pas vraiment être déçu », a-t-il fini par avouer.

L’athlète de Lac-Sainte-Marie, qui fêtera ses 29 ans lors des premiers jours des Jeux en février, en sera à sa première participation olympique. Canada Alpin ne l’avait pas sélectionné en 2014 pour les épreuves à Sotchi.

« J’étais dans le coup », a-t-il rappelé.

« Je n’avais besoin que de terminer parmi les 30 premiers à une course de la Coupe du monde cet hiver-là. La dernière place au sein de l’équipe allait soit à moi ou un de mes coéquipiers. J’avais été déçu de ne pas être choisi. Les entraîneurs avaient opté pour le gars qui skiait le mieux à l’époque », a relaté Cook.

« Je ne me suis pas apitoyé sur mon sort. »

Un an plus tard, le produit du club de ski Mont Sainte-Marie a terminé deuxième au Super-G des Mondiaux à Beaver Creek. C’est sans compter sa première victoire en carrière en Coupe du monde survenue en mars 2015 à Meribel, en France.

Dustin Cook se trouvait justement à Beaver Creek, mardi, lorsque le journaliste l’appelé. Il doit affronter l’élite internationale dans les prochains jours au Colorado. Ce sera sa première course à cet endroit depuis qu’il a remporté le titre de vice-champion du monde. Reste à voir s’il peut répéter sa performance.

« Après, c’est direction vers l’Europe. Nous aurons un camp d’entraînement et une épreuve de la Coupe du monde à Val Gardena. Je reviendrai ensuite pour passer le temps des Fêtes à la maison. »

Peu de temps après Noël, l’équipe canadienne traversera à nouveau l’océan Atlantique avant de revenir en Amérique du Nord afin de faire ses valises pour les Jeux. « Je serai peut-être de retour chez moi pour quelques heures », a souligné Cook.

Ses prochaines semaines seront justement consacrées à le préparer à gravir à nouveau le podium de la Coupe du monde.

« Me qualifier en vue des Jeux était un de mes objectifs cette saison. Mais il me reste encore beaucoup de travail. Je skie très bien en ce moment à l’entraînement. Il me reste juste à dupliquer le tout en situation de course. Si je réussis à le faire, je ne vois pas pourquoi je n’aboutirais pas sur le podium. »

Boxe

Croteau ira se battre à Toronto

Danyk Croteau n’aura pas à attendre 10 mois avant de livrer son prochain combat.

Victorieux le 25 octobre dernier au Casino du Lac-Leamy, le boxeur de Gatineau remontera dans le ring dans 21 jours à Toronto. Plus précisément le 8 décembre au Danforth Music Hall contre le mi-lourd ontarien Marco Parente.

« Je suis très content de pouvoir me rebattre si vite que ça », a dit Croteau, qui a reçu l’offre du promoteur Lee Baxter moins d’une semaine après sa victoire par knock-out contre le Mexicain Raul Correa. Le droitier de l’Outaouais montre une fiche de 3-1 en quatre sorties dans les rangs pros.

Ses deux derniers combats se sont terminés chaque fois au premier round.

Sur papier, Parente ne semble pas représenter une réelle menace. Il est toujours à la recherche d’une première victoire en carrière, ayant deux revers et une nulle à son dossier.

« Je m’attends à ce que ça soit difficile, insiste Croteau. Il (Parente) s’est battu cet autonome contre Terry Osias, qui a été champion canadien amateur chez les 178 livres. Le combat s’est rendu à la limite des quatre rounds. »

Ce qui rendra la prochaine bagarre de Croteau intéressante ?

Il retourne sur la scène de sa seule défaite chez les pros. Il s’était incliné en juillet 2016 aux mains de Mayron Vieira Zeferino par décision unanime des juges.

Croteau avait été ébranlé tôt lors du premier round.

« La première fois que je me suis battu à Toronto, ça ne s’est pas passé comme je l’avais voulu. Ça va être différent cette fois-ci. »

Soccer

Bilan plus que positif pour le FC Gatineau

Sylver Castagnet est plutôt satisfait. L’équipe de soccer senior qu’il dirige, le FC Gatineau, s’est rendu jusqu’au bout. Il s’est incliné en grande finale de la Coupe PLSQ, la fin de semaine dernière.

La rencontre ultime a été présentée à l’intérieur, sur un des terrains du Centre multisports de Terrebonne. L’AS Blainville, puissance de la Première ligue de soccer du Québec, l’a emporté 1-0.

Pierre-Rudolph Mayard, un ancien de l’Impact de Montréal et du Fury d’Ottawa, a marqué l’unique but à la 28e minute. Il a été nommé joueur du match.

Gatineau était privé de plusieurs éléments importants pour cette rencontre. Quelques bons joueurs avaient quitté le club avant la fin de la saison afin de retourner dans leurs établissements universitaires.

« C’est décevant, malgré tout. Ce n’était pas notre objectif de perdre en finale. Nous étions quand même un peu plus ambitieux. Une finale, ça se gagne. C’était notre seul intérêt. Maintenant, si on retire le positif de cette expérience, on peut se dire que nous avons été performants. Nous avons fait plus que tenir tête à Blainville, le champion incontesté de la saison. Tout ça est positif », a commenté M. Castagnet lorsque nous l’avons contacté, mardi.

Dans un contexte différent, Gatineau aurait pu remporter cette finale.

« Il y a eu des situations, un but refusé… J’étais très mal placé, je n’ai pas pu le contester. Je ne reviens pas sur la décision arbitrale, mais je me dis qu’on aurait pu accrocher la prolongation. Malgré tout cela, je retiens la volonté des garçons, leur courage, les efforts accomplis durant la finale », ajoute-t-il.

Honneurs

Deux membres du FC Gatineau sont en lice pour des honneurs individuels importants, la fin de semaine prochaine, au Tapis rouge du soccer québécois. Le gardien Horace Patient Sobze Zemo fait partie des 11 finalistes pour les Ballons d’or, d’argent et de bronze.

M. Castagnet pourrait quant à lui remporter le titre d’entraîneur de l’année.

« Je ne sais pas si j’ai une grande chance de gagner, mais je ne vous cacherai pas que c’est plaisant. »

Hockey junior

Les Flames se joignent à l’élite

Un vent de fraîcheur souffle à Buckingham.

Pour la première fois depuis son retour dans la Ligue de hockey junior AAA du Québec, les Flames de Gatineau sont sortis rapidement des blocs de départ. Après 15 matches, la troupe de Jean-François Lavergne partage le deuxième rang de sa division et le troisième rang de la ligue derrière les puissances que forment les Cobras de Terrebonne et le Collège-Français de Longueuil.

Menés par Philippe Pelletier-Leblanc en attaque, Marc-André Gauvreau en défensive et Mathieu Marquis devant le filet, les Flames (8-3-4) n’ont perdu que trois matches en temps réglementaire.

« Nous avons amassé des points dans presque tous nos matches. Nous avons perdu quelques matches en prolongation ou en fusillade, mais ça démontre que nous avons eu des chances de gagner tous nos matches. Nous ne sommes plus une équipe qui se fait déclasser », lance l’entraîneur-chef Jean-François Lavergne.

Ancien des Voltigeurs de Drummondville, Philippe Pelletier-Leblanc connaît un début de saison fracassant. Il mène la ligue avec 19 buts en 15 matches. Ses 37 points le placent au troisième rang des compteurs du circuit. Joey Brennan (27 points), William Blackburn (26 points) et Jacob Trempe (20 points) font également partie des 20 meilleurs compteurs de la ligue.

« Nous sommes chanceux de pouvoir compter sur certains éléments offensifs. Notre premier trio fait du gros travail, mais notre jeu défensif s’améliore et nous avons surtout beaucoup plus de profondeur que dans les deux premières années de l’équipe. William Blackburn est sur notre deuxième trio et il produit des points tout en devant surveiller le meilleur trio des équipes adverses. Nos joueurs des troisième et quatrième trios s’acquittent bien de leurs rôles. Ça nous aide beaucoup », ajoute Lavergne

Le premier trio a longuement été constitué du duo de Pelletier-Leblanc et de Joey Brennan, mais les deux attaquants de 20 ans viennent d’hériter d’une verte recrue à leurs côtés récemment. Âgé de 17 ans, Nicolas Sauvé obtient la chance de récolter des points avec les deux vétérans. Jacob Trempe a également complété le duo dynamique depuis le début de la saison.

À l’arrière des canons offensifs, Lavergne a noté la nette profession de Marc-André Gauvreau à sa deuxième année avec les Flames. « Il nous arrivait de la LHJMQ et il a dû s’adapter au style beaucoup plus offensif de notre ligue l’an dernier », a-t-il dit au sujet du défenseur aux 17 points en 15 matches.

Entre les poteaux, Mathieu Marquis s’est avéré une révélation. Natif de Val-d’Or et espoir des Foreurs dans la LHJMQ, il a travaillé dans la majorité des matches depuis que son adjoint Charles-Olivier Rancourt a été blessé. Une recrue de 18 ans, Marquis a une moyenne de 3,65 buts alloués par match avec un pourcentage d’arrêt de ,904, ce qui est très bon pour la LHJAAAQ.

« Nous savions qu’il serait bon, mais pas à ce point. Il a surpassé toutes nos attentes. Il arrive à faire les gros arrêts qui changent l’allure d’un match. Notre ligue est très offensive et il répare souvent les pots cassés. Son travail sera récompensé par les Foreurs prochainement alors qu’il ira pratiquer avec eux pendant la semaine. »

Les Flames auront l’occasion de mesurer leur véritable force de frappe vendredi prochain au Centre sportif de Buckingham alors qu’ils recevront les Panthères de St-Jérôme. Les deux rivaux de division sont à égalité au classement.