La gagnante en simple chez les femmes au tournoi Challenger de Gatineau en 2017, Aleksandra Wozniak, viendra défendre son titre en juillet.

Wozniak défendra son titre à Gatineau

Toujours en attente d’une réponse d’Eugénie Bouchard, le comité organisateur des Internationaux de tennis de Gatineau peut cependant confirmer que la Québécoise Aleksandra Wozniak va défendre son titre cet été sur les terrains du parc de l’Île.

La Blainvilloise de 30 ans a utilisé les réseaux sociaux pour annoncer sa venue à Gatineau il y a deux semaines, mais dans le merveilleux monde du tennis, il est toujours difficile d’avoir des confirmations à plus d’un mois d’un événement.

Les Internationaux dotés de bourses de 75 000 $ US pour les hommes et 25 000 $ US pour les dames seront disputés à Gatineau du 14 au 22 juillet prochain.

« Il reste encore beaucoup de temps. Nous tiendrons une conférence de presse le 4 juillet pour annoncer nos têtes d’affiche, alors les athlètes ont jusqu’au 3 juillet pour confirmer leur présence », a mentionné Mathieu Toupin, un des organisateurs de l’événement.

Ce dernier signale que la lettre d’invitation à l’équipe d’Eugénie Bouchard a été envoyée en bonne et due forme. L’ancienne numéro 5 mondiale, qui occupe dorénavant le 164e rang, est peu habituée aux tournois mineurs. Bouchard pourrait toujours profiter des prochaines semaines pour améliorer son classement et ainsi éviter un bain de foule en Outaouais.

« Tout va dépendre de ses résultats. Il lui reste du temps. Son classement peut bouger beaucoup », a signalé Toupin, mais une chose est sûre, Bouchard a besoin d’accumuler beaucoup de points pour retourner sur le circuit majeur de la WTA.

Mathieu Toupin ajoute que son organisation demeure très agressive pour attirer des noms connus du tennis canadien. « C’est la première année où nous sommes aussi actifs pour attirer les joueurs et les joueuses à notre tournoi », dit-il.

Dans sa mire, il y a Françoise Abanda, joueuse la mieux classée au pays (124e) et l’ancienne championne du tournoi gatinois, Bianca Andreescu (194e). Celle-ci n’a que 17 ans. Elle était sur une lancée l’an dernier et avait sauté le tournoi pour participer à un tournoi plus relevé, mais son classement mondial pourrait la ramener en Outaouais cette année.

Enfin, le retour au jeu de Rebecca Marino pourrait aussi attirer les foules. En janvier 2018, la Torontoise de 27 ans a repris sa raquette après cinq ans d’absence due à une dépression. L’ancienne numéro 38 au monde a déjà gagné quelques tournois mineurs au cours des derniers mois. Elle a rapidement gagné plus de 500 échelons au classement de la WTA pour s’installer au 442e rang. Chez les hommes, Félix Auger-Aliassime (178e) pourrait représenter la principale carte d’attraction. Âgé de 17 ans, il suit les traces de son ami Denis Shapovalov, champion à Gatineau l’an dernier, mais qui est dorénavant classé 25e au monde. On ne le reverra pas dans un Challenger de si tôt.

Deux raquettes jeunes locales devraient également profiter d’un laissez-passer de Tennis Canada pour le tableau des qualifications. Mélodie Collard et son frère Sébastien goûteront à nouveau à du tennis professionnel dans leur cour dans cinq semaines.

Alerte aux matches truqués dans des Futures et Challenger

C’est devenu monnaie courante au tennis. Mardi, 13 personnes ont été arrêtées en Belgique à la suite d’une enquête portant sur une organisation criminelle belgo-arménienne spécialisée dans le trucage de matches de tennis. 

Ces matches truqués auraient servi la cause de parieurs. Le stratagème se serait produit dans les circuits mineurs du tennis, soit dans des tournois de type Futures et Challenger.

Vice-président des Internationaux de tennis de Gatineau, Mathieu Toupin est bien au fait du dossier. 

Le monde du tennis, surtout en Europe où les paris légaux sont bien ancrés dans la culture du sport, n’en est pas à ses premières frasques. L’Italien Marco Cecchinato qui a fait tomber Novak Djokovic en quarts de finale de Roland-Garros mardi revient justement au jeu après avoir servi une suspension de 18 mois pour avoir participé à des matches truqués il y a deux ans.

« C’est certain que nous avons du travail à faire pour rester aux aguets même s’il n’y a pas eu de preuves de matches truqués au Québec et au Canada à ce jour. Par contre, il ne faut pas se mettre la tête dans le sable. Même si des matches ont été arrangés en Europe, on s’entend qu’on parle des mêmes joueurs qui font partie du circuit mondial. Ici, à Gatineau, nous avons des règles à respecter afin de nous assurer d’enrayer ce problème. Nous avons des techniques de surveillance sur notre site de compétition. »

Mathieu Toupin allègue que les matches arrangés sont plus fréquents dans les tournois Futures et Challenger que sur le circuit majeur de l’ATP parce que les bourses ne sont pas très élevées.

« Plusieurs joueurs peinent à gagner leur vie dans les circuits mineurs. C’est sûr que la tentation doit survenir quand une organisation t’offre de l’argent pour perdre un match intentionnellement. Le tennis a une réflexion à faire pour s’assurer que ses joueurs parviennent à gagner des bourses plus élevées. »