Pascal Villeneuve en sera à son sixième combat professionnel.

Villeneuve n'entrera pas dans une guerre de mots

Pascal Villeneuve joue la carte du gentilhomme à une douzaine de jours de son prochain combat. Il refuse de participer à une guerre de mots avec son adversaire.
«Je n'embarque pas là-dedans. Ça ne me dérange pas ce qu'il peut dire», a soutenu le pugiliste de Gatineau, hier, avant un entraînement public moussant le gala du 28 mars prochain au Hilton du Casino Lac-Leamy.
Villeneuve (3-0, 2 K.-O.) affrontera François Miville (6-1, 2 K.-O.), surnommé «Le Tank», chez les mi-lourds.
«Ce sera un combat en sous carte de la finale opposant le Lavallois Antonin Décarie au Mexicain Pablo Munguia dans un duel de 10 rounds.
«Miville a mis en ligne aujourd'hui une photo de moi sur un sac de sable... C'est toujours plus facile de frapper sur un enfant qui ne réplique pas. Je suis un gentleman. Je ne réplique pas, a dit le droitier de l'Outaouais.
«Mes devoirs, je les fais plutôt au gym. J'ai travaillé tellement fort. Nous avons changé des choses dans mon style. Des mains basses, tu ne verras plus ça de ma part.»
Il s'agit de la première fois que Villeneuve est confronté à un adversaire bavard. Ses trois premières victimes, dont le Portugais Nuno Lagarto et le Français Fouad Nasri, étaient peu loquaces.
Un dur
En Miville, il retrouvera un type qui cogne fort.
«Un tough, a concédé Pascal Villeneuve.
«C'est un bagarreur. Ce n'est pas un gars technique. Il va me rentrer dedans et essayer de me knocker. Ce sera à moi de ne pas aller à la guerre et de me montrer intelligent.»
Cette première sortie de la nouvelle année s'avère importante pour son équipe et lui. Ils espèrent conclure une entente avec le groupe Eye of the Tiger Management afin de rejoindre leur écurie de boxeurs prometteurs.
«Gagner me permettrait de marquer des points», a souligné Villeneuve.
Son entraîneur Éric Bélanger a aussi déjà commencé à préparer le reste de la saison. À moins d'une surprise, le combat suivant de son protégé se déroulera à l'extérieur de la région.
«C'est la prochaine étape pour Pascal, a fait valoir Bélanger.
«Tous mes combats ont été devant mon monde jusqu'ici», a rappelé le principal intéressé, qui ne s'est pas retrouvé encore dans le rôle du vilain qui affronte un favori local.
Pas le seul
Villeneuve n'était pas le seul boxeur à participer à l'entraînement public tenu au club Final Round dans un sous-sol d'église à Ottawa. On retrouvait le «Marteau» Samer Barakat (2-0, 2 K.-O.), un Franco-Ontarien de la Basse-Ville qui affrontera un autre produit local, Sandy Pembroke (3-7, 1 K.-O.).
Il y avait aussi Décarie, qui espère regagner sa place dans le top 5 mondial des mi-moyens.