Elle excelle sur le gazon avec un ballon, mais Vanessa Gilles peut se montrer tout aussi captivante, sur scène, avec ses talents d’oratrices. Au point où elle a prononcé un discours aux Nations Unies, il y a 15 mois.
Elle excelle sur le gazon avec un ballon, mais Vanessa Gilles peut se montrer tout aussi captivante, sur scène, avec ses talents d’oratrices. Au point où elle a prononcé un discours aux Nations Unies, il y a 15 mois.

Vanessa Gilles: prendre la parole à l’ONU

Elle excelle sur le gazon avec un ballon, mais Vanessa Gilles peut se montrer tout aussi captivante, sur scène, avec ses talents d’oratrices. Au point où elle a prononcé un discours aux Nations Unies, il y a 15 mois.

« J’étais vachement nerveuse, je dois l’avouer », avoue-t-elle.

« J’ai eu 15 minutes.... J’ai lu un peu de mes feuilles pendant ces 15 minutes », ajoute-t-elle en riant.

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Ça se passait dans le cadre de la 63e session de la Commission sur le statut de la femme.

Les Girondins étaient à New York en tournée nord-américaine. On avait demandé à l’équipe de déléguer une joueuse afin de prendre la parole au siège social de l’ONU.

Le sujet à l’ordre du jour ? L’impact du sport sur les jeunes filles de même que les inégalités retrouvées dans le soccer féminin d’un pays à l’autre.

« Je suis reconnaissante que le club m’a choisi. Par exemple, j’ai souligné qu’en France, un quart des joueuses en première division peuvent vivre du foot. Mais dans d’autres pays tout près, dont l’Italie, où il y a pourtant de bonnes ligues, elles sont encore moins nombreuses à vivre de leur sport. »

Ses propres expériences lui ont permis d’alimenter la discussion.

« J’ai joué un peu partout. Au Canada, aux États-Unis, à Chypre et maintenant en France. J’ai vu les différences qui existent entre les diverses ligues. J’ai vu que la situation peut être améliorée. »


« Mon père est gérant d’hôtel. Ça nous a permis de vivre un peu partout »
Vanessa Gilles

Gilles a aussi habité en Chine durant sa jeunesse de même qu’aux Philippines et au Vietnam avant de rentrer au Canada.

« Mon père est gérant d’hôtel. Ça nous a permis de vivre un peu partout », souligne-t-elle.

La Commission sur le statut de la femme tient cette séance annuelle chaque mois de mars. Les participantes se succèdent sur une dizaine de jours.

Vanessa Gilles a assisté au discours de certaines des intervenantes qui l’ont précédée.

« Entendre leurs histoires était très intéressant. Entendre aussi leurs idées pour améliorer le sport féminin. »

À Bordeaux, on la retrouve dans différentes actions communautaires de son club. Masque au visage, elle a pris part à la livraison de denrées alimentaires pour l’association Foot Citoyen dans les premières semaines de confinement.

Ses coéquipières et elle ont utilisé la cagnotte des amendes instaurées par les Girondins durant la dernière saison pour financer cette initiative. « Tu avais une amende à payer par exemple quand tu étais en retard ou si tu oubliais de l’équipement », relate Gilles.

« Au lieu d’organiser une fête d’équipe avec cet argent, nous avons acheté de la nourriture et des produits hygiéniques féminins pour l’association. Nous organisons une autre activité pour déposer des équipements, dont des crampons, pour aider de jeunes joueuses qui n’ont pas les moyens de s’en acheter. »