Véronique Sabourin s'est inclinée en deux manches de 6-3 et 6-0.

Une sortie rapide, une expérience inoubliable

Une vingtaine de parents et amis se trouvaient dans les gradins. Leur mission? L'encourager à ses premiers coups de raquette dans un tournoi senior sur le circuit ITF.
Ce premier samedi de juillet, Véronique Sabourin ne l'oubliera pas de sitôt.
Oui, l'ado de 16 ans de Cantley a perdu. Une défaite en deux manches de 6-3 et 6-0 face à une autre Canadienne, Maria Patrascu. «Je suis quand même heureuse d'avoir pu vivre cette expérience. Ça ne peut que m'aider. J'ai beaucoup appris, disait-elle, une quinzaine de minutes après avoir été éliminée au premier tour des qualifications du Challenger Banque Nationale de Gatineau.
«C'était gros pour moi. J'étais nerveuse. Je ne joue pas souvent dans la région et devant autant de gens, a souligné Sabourin, membre du programme Tennis Outaouais Performance (TOP) depuis cinq ans.
«Quand je suis stressée, je deviens plus tendue. Je bouge moins les pieds. Je suis moins rapide et j'effectue plus souvent des erreurs. J'ai justement effectué plusieurs doubles fautes.»
Onze, exactement, selon la feuille de statistiques. Son adversaire en a commis que cinq.
Sa participation au tournoi s'avère déjà terminée, mais Sabourin ne compte pas remiser sa raquette. «Je vais regarder les parties cette semaine et frapper des balles avec les autres joueuses.»
Ce sera ensuite d'autres tournois. À son horaire, on retrouve les championnats québécois et des étapes du circuit junior de l'ITF, dont un arrêt au stade Jarry.
«Je vais aussi regarder vers les universités américaines. Il ne me reste qu'une dernière année à compléter à l'école secondaire.»
Véronique Sabourin compte jaser de NCAA justement avec Élisabeth Fournier et Élianne Douglas-Miron, deux Franco-Ontariennes du coin, qui ont emprunté cette route dans les dernières années. La première a étudié à Washington State, l'autre vient de faire sa seconde année à l'Université de Washington, à Seattle.
«Elles peuvent sûrement me donner quelques conseils. Elles pourraient peut-être aussi parler de moi à leur coach. Ça pourrait me donner une chance.»
Mcomtois@ledroit.com