Simon Fournier dévalera la piste Dave Murray, à Whistler, qui a servi aux épreuves olympiques en 2010.

Un hiver chargé pour Simon Fournier

Simon Fournier n'aura jamais skié autant pendant une saison. Plus de 55 courses l'attendent sur les montagnes du Québec, de l'Ouest canadien et des États-Unis.
«C'est beaucoup de courses», avoue le skieur alpin de Hull en riant. L'entrevue s'est déroulée avant son départ vers Canmore, en Alberta, où un dernier camp d'entraînement l'attendait cette semaine avant la première épreuve de l'hiver.
«L'année passée, j'ai participé à 25 courses. Donc il s'agit quand même d'une grosse augmentation.»
Fournier, 17 ans, sera plus occupé, car il a accédé à l'équipe du Québec. On l'a choisi en raison de ses performances la saison dernière.
À un certain moment, il était classé 26e au monde dans son groupe d'âge en slalom géant.
«Ce fut un peu l'année où j'ai éclos», note-t-il.
L'ancien étudiant-athlète de l'école secondaire Nouvelles Frontières se retrouvera bien entouré au sein de l'équipe provinciale. Elle est dirigée par deux gars de l'Outaouais, Chris Powers et Ryan Malmberg.
À eux s'ajoutent deux skieurs masculins de la région, Raphael Quenneville, d'Aylmer, et Patrick Lynott, de Chelsea.
Les objectifs de Fournier ont déjà été fixés en cette première année où il peut récolter des points FIS (Fédération internationale de ski). Il aimerait dominer le circuit Super Série du Québec.
Un apprentissage
Ce sera surtout une saison d'apprentissage. Le spécialiste du slalom sera initié aux épreuves de vitesse. Il prendra le départ de descentes.
L'athlète de 6'0 et 185 livres a eu un avant-goût de ce qui l'attend lors de deux camps d'entraînement durant l'été.
L'équipe du Québec s'est rendue en France en juillet puis au Chili en septembre. Chaque fois, les skieurs ont bénéficié d'un mois afin de polir leur technique.
Avant son départ vers l'Ouest canadien, Simon Fournier a eu droit à un bel honneur lors du souper annuel du Temple de la renommée du ski des Laurentides. On lui a remis le prix Jacques G. Hébert, qui vise à souligner le travail d'un athlète de la relève.
Le jeune homme skie dans cette région depuis quelques années après avoir effectué ses débuts au mont Sainte-Marie. Même s'il a représenté le mont Tremblant, il a continué à habiter en Outaouais.
Un point qu'il s'est fait un devoir de souligner durant l'entretien.
Mcomtois@ledroit.com