Marcel-Maxime Lacasse a déjà cogné deux circuits dans les huit premiers matches cette année.

Un gros cogneur

Le record de circuits de Philippe Craig-St-Louis est menacé chez le Hull-Volant de Gatineau.

Celui qui a gagné le championnat de la Ligue Canam avec les Capitales de Québec en 2017 avait frappé cinq circuits pendant la saison 2014 de la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJÉQ), mais Marcel-Maxime Lacasse en a déjà cogné deux dans les huit premiers matches cette année. Dans une ligue qui n’a connu que deux frappeurs de 10 circuits dans les quatre dernières années, Marcel-Maxime Lacasse aurait tout ce qu’il faut pour se joindre au club sélect.

« Il en a frappé 13 aux États-Unis cette saison. Je ne vois pas comment il ne pourrait pas en pelleter 10 de l’autre côté de la clôture avec nous », lance l’entraîneur-chef du Hull-Volant, Mathieu Joly.

Le receveur et joueur d’avant-champ a connu un début de saison sur les chapeaux de roue. Après huit matches où le « HV » a conservé une fiche de ,500 (4-4), Lacasse montre une moyenne au bâton de ,391. Quatre de ses neuf coups sûrs ont été pour plus d’un but. Il a déjà fait produire sept points.

« Mon approche a changé depuis l’an dernier, dit l’athlète de 19 ans. J’ai commencé à avoir beaucoup de pop dans les pratiques au bâton cette année à Western Texas College. Il y a eu un déclic là-bas. Je commence à frapper la balle avec beaucoup de force. Je ne dis pas que je cherche le circuit à tout prix, mais quand j’ai mon lancer, j’essaie de frapper loin. J’ai aussi pris 20 livres cet hiver. C’est beaucoup de masse », dit le frappeur de 6’1’’ et 225 livres.

Lacasse et Jonathan Lamarche (,400) ont été les deux frappeurs les plus constants du Hull-Volant en ce jeune début de saison. La recrue Rémi Patry (,310) avait aussi connu un bon début de campagne avant de connaître un programme double plus difficile, à l’instar de ses coéquipiers battus deux fois par les Orioles de Montréal dimanche.

N’empêche, le Hull-Volant n’a pas eu l’occasion de se mettre en marche avec seulement huit matches au programme. La majorité des autres clubs de la LBJÉQ ont joué cinq matches de plus. Charlesbourg est déjà rendu à 19 matches.

« C’est beau les pratiques, mais il n’y a rien de mieux que des matches pour prendre du rythme. Ça va commencer pour nous bientôt. J’ai hâte de prendre la route avec les boys », dit Lacasse.

Selon lui, tout est en place pour que le Hull-Volant connaisse la meilleure saison régulière de son histoire.

« Nous avons plus de profondeur. Avant, nous misions sur deux ou trois lanceurs et deux ou trois frappeurs. Cette année, tout le monde peut frapper et lancer. Ça va nous amener loin. »

Lacasse est aussi un partisan du nouvel entraîneur-chef Mathieu Joly.

« Il n’a pas peur de dire ce qu’il a sur le cœur. J’aime son énergie. Il veut provoquer des choses. Il veut nous voir voler des buts. Nous ne faisions pas cela beaucoup l’année dernière. Nous avons aussi une bonne chimie. Nous sommes plusieurs à avoir grandi ensemble. Il n’y a pas de grosses têtes dans l’équipe. Les vétérans suivent. Les recrues suivent. Nous formons un tout. »

De l’aide sur la butte
Au monticule, l’équipe gatinoise a dû manœuvrer sans un de ses meilleurs bras. Zakary Gignac pourrait toutefois grimper sur la butte prochainement.

Il y a aussi Alexis Lavergne qui est sur le point de revenir au jeu après deux saisons d’absence.

Il avait été étincelant comme lanceur recrue.