Le Gatinois Marc-André Barriault fera le saut dans l’UFC en 2019.

Un Gatinois fait le saut dans l’UFC

Un premier combattant originaire de l’Outaouais montera dans l’octogone de l’UFC au début de la nouvelle année.

Marc-André Barriault, qui a grandi à Buckingham avant de déménager à Québec il y a huit ans, a conclu un pacte pour quatre combats avec la puissante organisation d’arts martiaux mixtes. L’annonce a été effectuée en grande pompe, vendredi après-midi, dans la vieille capitale.

« Ça fait longtemps que j’attends ce moment », a avoué le combattant âgé de 28 ans au bout du fil.

Il était 18 h. Barriault, qui possède une fiche de 11-1 et huit KO chez les pros, avait passé les dernières heures à multiplier les entrevues.

C’est qu’il est perçu comme l’un des plus beaux espoirs chez les 185 livres à se joindre à l’UFC.

« Je n’ai pas eu le temps encore de revenir sur terre. Je ne réalise pas encore tout ce qui vient de se passer. »

« TKO a réservé le centre Vidéotron ici à Québec juste pour annoncer mon contrat avec UFC. On a montré mes meilleurs moments en combat sur l’écran géant. Il y avait même un gâteau pour me féliciter et me souhaiter la bienvenue dans l’UFC. »

Tout ça, c’était l’idée de son promoteur Stéphane Patry, l’homme qui l’a attiré vers TKO, l’organisation québécoise d’arts martiaux mixtes.

Surnommé « Power Bar », Barriault a combattu dans des galas au Québec depuis presque deux ans, gagnant deux ceintures de champion. Il savait que son passage vers l’UFC n’était qu’une question de temps, qu’il allait imiter notamment les Georges St-Pierre, Patrick Côté, David Loiseau et Jonathan Goulet.

« L’UFC, c’est une grosse machine. Tu dois respecter sa façon de faire. Il faut être patient. »

La date de son premier combat n’a pas été arrêtée. Mais le principal intéressé s’attend à échanger des coups tôt en 2019.

« J’ai regardé les cartes prévues tôt dans l’année et j’ai ciblé celle du 10 février au Brésil. Ça serait bien. Ça me donnerait aussi le temps de travailler sur quelques facettes que je n’ai pas eu la chance dans la dernière année, car j’étais toujours en camp d’entraînement en vue d’un combat. »

Marc-André Barriault a insisté sur un point en entrevue.

« J’ai toujours dit que même si je suis rendu à Québec, je me rappelle d’où je viens, où j’ai commencé », a-t-il dit.

Ses débuts dans un octogone se sont passés chez Patenaude en Outaouais. Plus précisément sous la férule de Patrick Marcil.

« C’est mon mentor. Je lui ai annoncé la nouvelle hier avant plusieurs autres personnes. C’était important pour moi de lui dire que j’ai atteint mon objectif. »