Jonathan Boissonneault-Glaou, des Carabins de Montréal, tentera d’impressionner les dépisteurs de la NFL en Floride.

Un espoir de Hull au National Bowl

Un match au chaud, non loin des palmiers et surtout devant plusieurs dépisteurs de la NFL, attend un ailier défensif originaire de Hull.

Jonathan Boissoneault-Glaou se trouve en Floride depuis trois jours en compagnie de son coéquipier des Carabins de l’Université de Montréal, le botteur Félix Ménard-Brière. Les deux joueurs participeront dimanche au National Bowl à Daytona. Ce rendez-vous annuel réunit les meilleurs talents universitaires des États-Unis qui n’évoluent pas en première division.

Les organisateurs invitent toujours quelques étoiles canadiennes.

« C’est une belle vitrine. Je pourrai montrer ce dont je suis capable contre les Américains », affirme Boissonneault-Glaou, nommé joueur défensif de l’année au Québec en 2015 et 2016.

L’athlète âgé de 24 ans, qui fait 6’ et 227 livres, est classé 18e plus bel espoir en vue du repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF) prévue en mai prochain. Reste à voir si un club de la NFL pourrait le mettre à l’essai le printemps prochain.

Jonathan Boissonneault-Glaou

« Un joueur comme Jonathan, tu aimerais en avoir plus qu’un dans ton club », lance au bout du fil un homme qui connaît bien Boissonneault-Glaou, auteur de 109,5 plaqués et 15 sacs depuis quatre ans.

Danny Maciocia dirige le numéro 8 chez les Carabins. Il l’a vu grandir. Il l’a vu aussi exceller sur le terrain et en salle de classe. « Ce n’est pas compliqué avec lui. Il y a peu de choses qu’il ne fait pas bien dans la vie, a soutenu l’entraîneur-chef québécois. C’est un joueur qui comprend bien les concepts de jeu. Quelqu’un dont le moteur tourne toujours. Il amène tellement d’énergie. »

Maciocia l’a recruté en tant que secondeur. Puis il l’a muté en joueur de ligne défensive.

Cette polyvalence a capté l’attention déjà des équipes de la LCF qui l’ont vu à l’œuvre ces derniers autonomes.

« Jonathan peut être dominant tout de suite au sein des unités spéciales s’il décide de jouer dans les rangs pros. Il est aussi difficile à bloquer sur la ligne de mêlée », analyse Maciocia, qui a dirigé dans la LCF pendant 14 saisons avant de passer chez les Carabins.

Il sait donc ce que recherchent le Rouge et Noir, les Alouettes, les Eskimos, les Argos et compagnie.

« Il y a déjà beaucoup d’intérêt envers Jonathan. Je pense que (le National Bowl) va confirmer certaines choses que les gens savent déjà sur lui. »

Ottawa possède déjà de bonnes notes au sujet de l’espoir de l’Outaouais. Son ancien coéquipier et voisin dans le vestiaire des Carabins, Pier-Yves Lavergne, occupe le rôle d’adjoint aux opérations football des champions de la coupe Grey de 2016.

« Ce ne serait pas pire le Rouge et Noir », avoue en riant Boissonneault-Glaou, qui complète un baccalauréat en génie mécanique à Polytechnique Montréal.