La chaleur, la pluie et les — possibles — orages pourraient compliquer le portrait de la Fin de semaine des courses d'Ottawa.

Temps nuageux et possibilités d’orages

Au cours des 44 dernières années, les organisateurs de la Fin de semaine des courses n’ont pas trop souvent eu à composer avec la foudre.

« Ce n’est pas trop courant à cette période de l’année », fait valoir John Halvorsen.

Pourtant, ça pourrait faire partie des embûches, cette année.

Selon les plus récentes prévisions de Météomédia, le temps sera nuageux, samedi. Des averses sont à prévoir lors de la journée où seront présentées les épreuves de 2, 5 et 10 KM.

On prévoit du temps plus chaud et des possibilités d’orages, dimanche, lorsque les marathoniens et demi-marathoniens seront en piste.

Les organisateurs le savent. 

« Si jamais un orage éclate très tôt, dans la journée, nous aurons toujours l’option de retarder le départ, explique M. Halvorsen. Les tempêtes de pluie ont ceci de particulier. Elles ne durent jamais bien longtemps. »

Le président de la Fin de semaine des courses d'Ottawa, John Halverson

Si jamais le ciel éclate plus tard, lorsque des milliers de coureurs seront éparpillés un peu partout sur le parcours de 42 KM, chacun devra trouver des moyens de se mettre à l’abri.

« Certains pourront se cacher sous des ponts. D’autres pourront se réfugier à l’intérieur. Ceux qui n’auront pas cette chance devront essayer de se faire tout petits », explique le directeur général de l’événement.

Le comité organisateur a l’intention de communiquer avec les 30 000 participants tout au long du week-end, à travers les différents réseaux sociaux. Des courriels pourraient aussi être envoyés, si jamais des décisions importantes doivent être prises.

Il n’est pas pour l’instant question d’annuler des courses. « Mais nous ne sommes jamais complètement à l’abri, souligne M. Halvorsen. Un incendie majeur en ville pourrait venir nous mettre des bâtons dans les roues. Un glissement de terrain sur notre parcours n’est jamais impossible... »

L’ancien coureur d’élite ne veut quand même pas se faire trop alarmant. « Les derniers bulletins que j’ai consultés me laissent croire qu’on devrait assez bien s’en tirer, ce week-end. On va continuer de suivre la situation parce que les choses peuvent changer très rapidement. J’espère surtout qu’on va pouvoir profiter d’un temps relativement frais. C’est le plus important. »

L’homme qui est responsable de la santé et de la sécurité des coureurs, le docteur Jon Cooper, est du même avis. « La pluie peut faire beaucoup de bien. Elle peut rafraîchir les coureurs. Je ne détesterais pas qu’on reçoive quelques flocons de neige, même si je sais que ça ne risque pas vraiment d’arriver ce week-end.

Des papillons

Beau temps, mauvais temps, Tina Boileau se rendra sur la ligne de départ, samedi après-midi.

La mère de l’enfant papillon Jonathan Pitre est une habituée de la Fin de semaine des courses. Elle a participé au 5 KM à quelques occasions, déjà. Elle a même déjà poussé le fauteuil roulant de son garçon, tout au long du parcours.

Ce week-end, elle donnera le coup d’envoi de cette course. Elle se lancera ensuite sur le parcours, afin de rendre hommage au jeune homme qui est décédé plus tôt ce printemps.

«Jonathan a toujours eu pour voulu avoir un impact positif sur la vie des autres. Je considère que sa mission n’est pas terminée», dit-elle. Des papillons ont été imprimés sur les dossards de tous les participants inscrits qui prendront part à cette épreuve.