Sophie Shaver doit se contenter d'un siège dans les gradins

Elle devait être une des têtes d'affiche d'Élite Canada. Mais la jeune Sophie Shaver n'a jamais pu enfiler son maillot en compétition, se contentant d'un siège dans les gradins.
Tout ça en raison d'une blessure à un genou survenu la veille de la compétition lors de son dernier entraînement au saut. «Elle l'a tordu un peu. Il y avait enflure. Nous avons préféré jouer de prudence», a expliqué son entraîneur du club Unigym, Dave Fallon.
Sans surprise, l'ado de 12 ans de Chelsea a dû être consolée. Elle piaffait d'impatience à l'idée de montrer son talent devant les siens.
«Elle a encaissé le coup très difficilement. Elle était prête en vue de cette compétition. Nous avions augmenté le niveau de difficulté de ses routines. Nous avons vu les autres participantes à l'oeuvre et nous sommes convaincus que Sophie aurait été dans le coup.»
Shaver avait notamment terminé quatrième l'an dernier à Élite Canada. Elle était alors parmi les plus jeunes gymnastes en piste.
«Le message que nous lui avons transmis?
«Ce genre de choses arrive. Tu dois tourner la page», a soutenu Fallon, impliqué dans la gymnastique locale depuis le début des années 2000.
Sa protégée marque l'arrivée d'une nouvelle génération de gymnastes féminines en Outaouais.
«Il y a une belle relève qui se pointe. Sophie, c'est en quelque sorte la première du groupe qui s'en vient, a reconnu Fallon.
«Elle est une personne très athlétique, très déterminée.»
Un peu à l'image de ses parents Tara et Scott, deux anciens skieurs élites. Papa Shaver, qui a fait ses classes à Camp Fortune, a participé à plusieurs courses alpines sur le circuit de la Coupe du monde.
L'objectif à court terme de sa fille?
Les Jeux du Canada qui se dérouleront en 2015 à Prince George, en Colombie-Britannique.