Le skieur de fond de Gatineau, Antoine Cyr, fait partie des 10 athlètes nommés la semaine dernière au sein de l’équipe nationale senior. Katherine Stewart-Jones, de Chelsea, a aussi été sélectionnée.

Skier aux côtés de Harvey

Deux mois après avoir gagné quatre médailles aux championnats canadiens juniors, Antoine Cyr obtient une importante promotion.

Le skieur de fond de Hull a été nommé au sein de l’équipe nationale senior. Du même coup, il sera un coéquipier du vétéran Alex Harvey, qui disputera une dernière saison avant de prendre sa retraite.

« Je vais pouvoir passer plus de temps avec lui, à garder un oeil sur ce qu’il fait », se réjouissait Cyr, qui s’entraînait déjà un peu avec le double champion du monde, l’hiver dernier, dans la région de Québec.

L’espoir âgé de 19 ans avait délaissé l’Outaouais afin de poursuivre sa carrière au centre national d’entraînement Pierre-Harvey. Un transfert qui s’est avéré payant.

Cyr a terminé 12e en janvier au 10 km classique des championnats du monde juniors à Goms, en Suisse. Peu de temps par la suite, il avait pris le troisième rang à un sprint classique d’une épreuve de la Coupe d’Europe en Allemagne.

« C’est sur que j’ai connu une excellente saison. Mais c’est déjà le temps de tourner la page et de regarder vers la prochaine saison », a-t-il lancé au bout du fil.

Le produit du club Skinouk a entamé la semaine dernière sa préparation en vue de sa rentrée dans les rangs seniors. Il sait qu’une lourde commande l’attend. « La saison dernière, j’ai consacré 630 à 650 heures à l’entraînement et la compétition, a-t-il soutenu avant de se corriger.

«Attends... c’est plutôt 637,5 heures», a-t-il précisé.

En 2018-2019, Antoine Cyr s’attend à investir près de 700 heures au ski de fond. «Une charge plus importante. C’est du sérieux, a-t-il dit.

«Tu dois te coucher tôt, te lever tôt. Avoir une bonne hygiène de vie. Je n’aime pas dire que ce sont des sacrifices à faire. Ce sont plutôt des choix à faire.»

Trois camps d’entraînement l’attendent durant l’été, dont un possiblement en Norvège à la fin juillet.

Déjà, Cyr rêve à un premier départ en Coupe du monde en sol européen. «Il faut que je commence quelque part», a-t-il rappelé.