L’entraîneur-chef Patrick Grandmaître a conduit les Gee Gees de l’Université d’Ottawa au championnat de la saison régulière de l’Association universitaire de l’Ontario. Avec un seul match à jouer samedi, son équipe montre un dossier de 21-2-4.

Saison championne pour les Gee Gees

Depuis qu’on lui a confié la responsabilité de relancer le programme du hockey masculin à l’Université d’Ottawa, le Gatinois Patrick Grandmaître n’a jamais cessé de surprendre.

En trois ans, les Gee Gees ont multiplié les victoires. En fin de semaine, ils terminent déjà leur saison en pouvant se mettre les pieds sur le pouf. Avant même de vaincre les Voyageurs de l’Université Laurentienne 6-3 au Complexe Minto vendredi soir, le Gris et Grenat était déjà assuré du championnat de la saison régulière de l’Association universitaire de l’Ontario (AUO), qui regroupe 16 universités ontariennes et quatre autres du Québec.

Grandmaître avait franchi le plateau des 50 victoires il y a deux semaines. C’est beaucoup 50 victoires au hockey universitaire ?

Quand la saison régulière est constituée de 28 parties, c’est effectivement le cas. Sous les ordres de l’ancienne vedette des Tigres de Victoriaville et des Remparts de Québec, les Gee Gees montrent un impressionnant dossier de 53-18-13 depuis leur renaissance.

En repartant à zéro à leur retour au hockey universitaire en 206-17, les Gee Gees avaient dépassé toutes les attentes avec une fiche de 15-8-5. Ils ont enchaîné avec un dossier de 17-8-4 en 2017-18 où ils ont été éliminés au deuxième tour des séries par les Redmen de McGill, les éventuels champions de la coupe Queen’s.

Cette saison, ils ont mis toutes les chances de leurs côtés pour se rendre là où ils ne se sont jamais rendus. Avec un dossier de 21-2-4 et un dernier match à jouer samedi contre l’Université Nipissing, ils pourront aspirer à la première coupe Queen’s de leur histoire.

« À nos deux premières saisons, j’ai voulu être conservateur. Je voulais juste que notre club participe aux séries. Cette année, avec l’équipe que nous avons, j’ai changé mon approche. Je suis sûr d’avoir l’équipe avec le caractère pour aller jusqu’au bout. Nous n’allons pas nous cacher derrière cet objectif. Dès le premier jour du camp d’entraînement, la coupe Queen’s était dans notre mire », a dit l’entraîneur de 39 ans.

Afin d’éviter de rencontrer une puissance de la ligue dès le deuxième tour éliminatoire, Grandmaître et ses adjoints avaient consulté le classement de l’année précédente. « Nous voulions nous assurer de finir deuxièmes ou troisièmes, mais nous avions vite réalisé qu’il fallait connaître des mois d’une seule défaite. Compte tenu de la qualité des clubs dans notre conférence, nous avions préféré en rire. On ne voyait pas comment on allait y arriver. Finalement, nous voilà rendus dans un dernier week-end qui ne veut rien dire. Nous avons éclipsé nos projections d’aplomb ! »

La semaine prochaine, les Gee Gees vont donc entreprendre leurs séries contre l’une des deux équipes qu’ils auront affrontées ce week-end : Laurentienne ou Nipissing.

« C’est une belle préparation pour nous. En même temps, nous avons choisi de reposer certains joueurs afin de guérir de petites blessures. Nous allons commencer les séries avec un club en santé pour la première fois en trois ans, mais les séries du hockey universitaire sont propices aux surprises. Ce sont des deux de trois. Un gardien en pleine forme ou une attaque massive qui marque plusieurs buts peuvent te permettre de surprendre un adversaire plus fort. »

Les Gee Gees ont remporté le championnat de la saison régulière de l’AUO sans véritable vedette. Chacun aura mis son grain de sel pour cette bannière qui sera montée au Complexe Minto.

« Notre profondeur nous a amenés ici. Nous n’avons fait qu’ajouter trois éléments clés à un noyau que nous adorions. Le Gatinois Yvan Mongo est un travailleur acharné. Jean-François Plante est un marqueur né. Et Kyle Ward a tout gagné partout où il est passé, notamment avec les Sea Dogs de Saint-Jean. »

Les Gee Gees, ce n’est pas l’affaire d’un seul joueur. « Nous avons 26 bons exemples. Nous n’avons pas une équipe bondée de joueurs qui nous arrivent du junior majeur. Sur papier, nous ne sommes pas les meilleurs, mais nous avons des joueurs qui se respectent l’un et l’autre et qui travaillent fort. »