Avant le match de mercredi, le Hull-Volant était sur une séquence de six victoires de suite.

Puissant Hull-Volant!

Le Hull-Volant n’a jamais volé si haut depuis son entrée dans la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJÉQ) en 2012.

Avant d’affronter les Bisons de St-Eustache mercredi soir au parc Sanscartier, il n’accusait qu’un demi-match de retard sur les Orioles de Montréal au sommet de sa division. Même si elle a atteint la finale du circuit en 2016, l’équipe gatinoise n’a jamais obtenu de fiche supérieure à ,500 en saison régulière.

Avant le match de mercredi, elle était sur une séquence de six victoires de suite. La troupe de Mathieu Joly avait gagné neuf de ses 10 derniers matches et avec une fiche de 17-9 après 26 matches, elle était à trois gains d’égaler son record établi en 2013 avec 20 victoires... dans une saison de 50 matches. Le calendrier de la ligue compte maintenant 42 matches, mais le record n’inquiète pas vraiment l’entraîneur-chef recrue.

«Je ne me fais pas de stress avec ça. Nous sommes dans le premier tiers de la ligue pour au bâton, au monticule et en défensive. Les victoires vont venir et le record va tomber», dit-il avec la confiance qui accompagne le succès de son club en feu.

Le Hull-Volant pourrait justement jouer un match crucial pour la première place à Montréal contre les Orioles jeudi soir, mais Joly ne veut pas trop accorder d’importance à ce duel.

«J’aime mieux connaître de longues séries que d’être en première place. Je sais que pour les joueurs, c’est différent. Nos vétérans n’ont jamais joué dans un club dans le haut du classement. Ils tripent fort présentement. Ils veulent la première place. Ça veut dire quelque chose pour eux. Je vais essayer de leur donner les outils pour réussir, mais je ne dévoilerai pas mon jeu aux clubs de tête tout de suite. Ce n’est pas le moment de leur exposer mes meilleurs lanceurs en saison régulière.»

Neuf frappeurs de ,300 +
Tout baigne chez le «HV» cette saison. La preuve, c’est qu’ils ont neuf frappeurs avec des moyennes au bâton supérieures à ,300. Ça occasionne des maux de tête aux lanceurs adverses.

Installé fréquemment au neuvième rang du rôle de frappeurs, Maxime Courchesne frappe pour ,315 avec trois circuits. C’est loin d’un retrait automatique.

«Maxime est ma carte cachée. J’aime le mettre au fond de l’alignement, là où il voit plus de balles rapides. Les lanceurs se méfient moins de la dernière partie du rôle des frappeurs. Ça avantage des gars comme Maxime et Danick Roussel qui frappe pour ,375. Ils mériteraient d’être plus hauts dans l’alignement, mais ils sont bien cachés dans le bas», avance Joly.

Ce dernier est d’autant plus surpris de voir que ses deux meilleurs frappeurs sont des lanceurs cette saison. Manuel Laflamme mène l’équipe à ,475 et Zakary Gignac est deuxième à ,385.

«C’est une surprise pour moi de les voir exceller autant au bâton que sur la butte. Laflamme et Gignac sont des vétérans. Ils frappent la balle solidement. Au monticule, ils sont dominants. Quand Zakary a pu reprendre sa place sur la butte, il a sauvegardé trois matches dans la même semaine. Il a effectué un premier départ l’autre jour, mais je l’ai retiré pour protéger son bras. Il sera prêt à lancer des matches complets bientôt», raconte Joly.

Laflamme a une fiche parfaite de 5-0 avec une moyenne de points mérités à 1,45 (deuxième dans la ligue). Gignac a trois sauvetages et une moyenne de point mérité à 1,20.

À un mois de la fin de la saison régulière, l’équipe gatinoise s’amuse. C’est de bon augure pour la suite des choses.