La cysliste gatinoise Ariane Bonhomme participera au Grand Prix cycliste de Gatineau pour une sixième fois en carrière.

Place au Grand Prix cycliste de Gatineau

Ariane Bonhomme ne sait pas trop à quoi s’attendre de sa sixième participation en carrière au Grand Prix cycliste de Gatineau.

La favorite locale a passé la majeure partie de l’année 2019 loin de la route. Elle a surtout pédalé sur piste, participant notamment aux championnats du monde en mars à Apeldoorn, aux Pays-Bas. Ses coéquipières et elle de la formation canadienne avaient pris le quatrième rang à la poursuite par équipe.

« La deuxième année de suite qu’on arrivait quatrième. C’était décevant car notre course valait plus que ça », a relaté l’athlète gatinoise âgée de 24 ans.

Il y a eu aussi une épreuve de la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande de même qu’un camp d’entraînement en Arizona. Bonhomme est revenue vendredi dernier de Hamilton où elle s’entraîne à temps plein au vélodrome ayant servi aux Jeux panaméricains.

« Ça faisait un mois et demi que j’étais partie. Je reviens à la maison pour le Grand Prix cycliste de Gatineau. Puis ça tombe bien, car le critérium de la rue Preston a lieu la semaine suivante. Je vais rester dans la région jusqu’aux championnats canadiens à la fin du mois. »

Bonhomme prendra le départ jeudi soir de l’épreuve sur route de 104,4 km présentée sur le boulevard des Allumettières et la promenade du parc de la Gatineau. Vendredi, elle participera à la Chrono Gatineau, un contre-la-montre de 17,3 km.

Ces deux courses possèdent la sanction 1,1 de l’Union cycliste internationale (UCI). « Je ne sais pas où je vais me situer dans le peloton. Mais j’ai bien hâte de me comparer aux autres, a-t-elle dit.

«Depuis un certain temps, j’ai essayé de me spécialiser sur piste afin de me qualifier en vue des Jeux olympiques.»

Tokyo 2020 se trouve dans sa mire. Les sélections auront lieu entre septembre et février. Il y a aura des étapes de la Coupe du monde de même que les Mondiaux, tôt, l’an prochain.

Bonhomme est bien positionnée, ayant participé à tous les gros rendez-vous sur piste depuis deux ans. «Je le pense, mais c’est sûr qu’il n’y a rien de gagné en ce moment», a-t-elle avoué.

Surtout qu’une cycliste qui a représenté le Canada en 2016 à Rio, Jasmin Glaesser, sortira de la retraite cet automne pour tenter sa chance. Ajoutez à cela que l’équipe nationale féminine a changé d’entraîneur.

À Gatineau, Ariane Bonhomme roulera sous les couleurs de l’équipe Cyclery Racing qui réunira certaines de ses coéquipières de l’équipe canadienne sur piste.

Ce sont 13 formations qui ont délégué des cyclistes en Outaouais en vue de ces deux épreuves internationales féminines sur route.

Équipe Canada a retenu six athlètes, dont la jeune Simone Boilard. L’équipe américaine Tibco — Silicon Valley Bank sera à surveiller tout comme la formation professionnelle russe Cogeas-Mettler qui mise sur des femmes de six nationalités différentes.

Dans le lot, on retrouve l’Olympienne Edwige Pitel, qui a fêté ses 52 ans mardi. Elle a gagné le titre de championne de France à plusieurs reprises durant sa carrière, étant une des rivales de Jeannie Longo au début des années 2000.