Nicaise Muamba a subi la défaite en deux sets de 6-7 et 0-6 au Parc de l’Île.

Pas de miracle au Challenger

Les jeunes et prometteurs joueurs locaux n’ont pas réussi à se qualifier pour le tableau principal du Challenger Banque Nationale de Gatineau.

Nicaise Muamba est celui qui a réussi à se rendre le plus loin, dans le processus de qualifications. Le solide gaillard de 17 ans a réussi à remporter son premier match de qualifications, samedi. Il a réussi à se bagarrer durant la première manche de sa deuxième partie, dimanche midi, pour éventuellement frapper un mur.

Il faut ici spécifier que Muamba est Gatinois par association. Tout jeune, il a travaillé pendant quelques années avec les entraîneurs de Tennis Outaouais Performance (TOP). Il a quitté la région il y a longtemps pour élire domicile dans la magnifique ville de Laval.


«  Je n’ai pas chaque jour la chance d’affronter des joueurs qui font partie des 400 meilleurs au monde.  »
Nicaise Muamba

Il n’était pas trop abattu après avoir subi la défaite 6-7, 0-6, face à l’Israélien Edan Leshem, sur le court central du Parc de l’Île.

« Faut que je prenne ça positivement. Je n’ai pas chaque jour la chance d’affronter des joueurs qui font partie des 400 meilleurs au monde. Je crois que c’est une belle expérience. Quand l’opportunité se présente, je dois en profiter », a-t-il déclaré, le visage ruisselant de sueur.

La chaleur intense n’a certainement pas aidé cet ancien champion canadien des 16 ans et moins.

Son adversaire, qui a déjà percé le 250e rang mondial et qui a représenté son pays en Coupe Davis, était probablement mieux outillé pour composer avec tous les éléments.

« Je crois que l’expérience a joué un peu. Je crois que j’ai eu un peu de chance au premier set. Le simple fait de travailler à jouer dans des situations comme ça… Ça va beaucoup m’aider », dit Muamba.

Sans s’ajouter de pression, l’ex-raquette locale essaiera une fois de plus d’accéder au tableau principal d’un Challenger, la semaine prochaine, à Granby.

Knoxville, Tenn.
S’il échoue, il prendra quand même le chemin des États-Unis à la rentrée scolaire. Il a été recruté par l’Université du Tennessee. Il a joué une première demi-saison compétitive avec les Volunteers, dans la NCAA, l’hiver dernier.

« Un jeune comme moi a besoin… À mon âge, je ne me sentais pas prêt à aller sur le circuit professionnel, tout de suite. J’avais besoin de jouer des matches, de prendre le temps de me développer. Vraiment, c’est une question de développement. Le collège américain, c’est un bon circuit pour se développer en tant que personne et en tant que joueur de tennis », dit celui qui a l’intention de passer quatre années sur le campus qui est situé à Knoxville.

« C’est certain que le style de vie est différent, là-bas. Il faut trouver un bon équilibre entre les études et le tennis. »

Il aimerait compléter ses études en Kinésiologie avant de faire officiellement le saut chez les pros.

Le directeur général et entraîneur-chef de TOP, Mathieu Toupin, est plutôt satisfait de ses trois autres protégés qui ont baissé pavillon, samedi.

Sébastien Collard, Mélodie Collard et Claudelle Labonté-Frey ont été défaits en deux manches.

« Je parlais avec notre préparateur physique. Cette expérience a fait réaliser certaines choses à Mélodie. Elle a l’habitude de se mesurer à des joueuses de 16 et 18 ans au Québec. On est loin de ces filles-là. La coche est assez élevée », dit Toupin, au sujet de l’adolescente qui a surmonté des blessures dans la dernière année.

« C’est de valeur pour Sébastien. Son service l’a laissé tomber. Il a brisé son adversaire à deux reprises, très tôt dans le match. Il aurait pu gagner le premier set. Assez aisément, même. Physiquement, il s’est aperçu qu’il ne peut pas jouer un deuxième set à ce niveau-là », a-t-il ajouté.

« Claudelle semblait hyper-nerveuse » dans son match face à la première favorite des qualifications.

+

MARINO TRIOMPHE À WINNIPEG AVANT DE METTRE LE CAP SUR GATINEAU

Rebecca Marino devait déjà faire partie des têtes d’affiche du Challenger gatinois. Les projecteurs seront encore davantage braqués vers la jeune femme de 27 ans qui effectue un retour au jeu après une longue absence. Elle vient de remporter avec panache un tournoi équivalent, à Winnipeg.

En finale, dimanche, Marino devait affronter la deuxième tête de série, l’Israélienne Julia Glushko. Cette dernière avait le vent dans les voiles. Elle n’avait pas perdu une seule manche au cours de la dernière semaine.

Au terme d’un duel serré, la Canadienne l’a emporté 7-6 (3) et 7-6 (4). Elle a soulevé son quatrième trophée en 2018. « Je suis très heureuse d’avoir raflé le titre ici, à Winnipeg. Remporter un titre en sol canadien est toujours spécial et, pour moi, cela marque une autre étape dans mon retour. J’ai bien hâte de poursuivre cette série de tournois au Canada et j’espère profiter de cet élan pour le reste de la saison estivale », a-t-elle déclaré après coup.

Cette victoire devrait lui permettre de faire un bond de géant au classement de l’ITF. Elle pourrait gagner une centaine de places.

Elle effectuera son entrée en scène un peu plus tard, cette semaine, à Gatineau. En attendant, trois Canadiens joueront sur le court central, lundi, lors de la première soirée de compétition officielle. Le Lavallois de 19 ans Alexis Galarneau en aura plein les bras, vers 16 h. Il devra affronter la troisième tête de série chez les hommes, le Barbadien Darian King. Bianca Andreescu et Filip Peliwo seront en action, à compter de 18 h.