Au classement, les Gee Gees (photo) sont derrière les Ravens. Mais leur attention est déjà sur les séries.

Ottawa, ville de hockey universitaire

La meilleure équipe de hockey de la vaste région d’Ottawa-Gatineau n’est pas nécessairement celle qu’on croit.

On parle beaucoup des 67’s d’Ottawa, parce qu’ils dominent la Ligue de hockey de l’Ontario. Après 41 parties, ils ont amassé 68 points au classement.

On dit souvent que le hockey universitaire n’est pas apprécié à sa juste valeur, au Canada.

C’est particulièrement vrai, dans la capitale, en cette année où les Ravens de Carleton présentent une fiche 20-3-1 après 24 parties. Sans surprise, ils dominent le classement de la conférence ontarienne.

Et ce qui est encore mieux, c’est que les Gee Gees d’Ottawa ne sont pas loin, derrière.

Le club de l’université bilingue occupe le troisième rang, avec une fiche de 15-6-2.

L’entraîneur-chef d’Ottawa, Patrick Grandmaître, n’accorde pas trop d’importance au classement.

Il a retenu une importante leçon, l’an dernier.

Champions de la saison régulière, ses protégés ont connu une sortie un peu hâtive, en séries éliminatoires.

« L’an dernier, notre focus était tellement de terminer au premier rang du classement général... Nous avons vraiment mis tous nos œufs dans ce panier. Cette année, nous avons décidé dès le départ que notre saison servirait à nous préparer en prévision des séries. On essaie donc de regarder le classement le moins possible. On essaie de se concentrer sur les choses qu’on fait bien, afin de continuer à faire ces choses durant les séries. On essaie aussi de corriger les choses qui vont moins bien avant le début des séries. »

Les deux établissements rivaux d’Ottawa se sont affrontés, ce week-end, au Ice House de l’université Carleton.

Les Ravens l’ont emporté, 2-0. Ils ont ouvert la marque lors d’une supériorité numérique, en tout début de rencontre. Ils ont fermé la porte assez rapidement.

Ils ont maintenant remporté deux de leurs trois duels contre les Gee Gees, en saison régulière.

« Le soir d’avant, nous avions affronté l’équipe de McGill, sur sa patinoire. Nous avions livré une grosse performance de 60 minutes. Notre jeu de puissance avait marqué deux buts en trois tentatives. Notre désavantage numérique avait été parfait. Contre Carleton, nous n’avons pas très bien sorti », commente Grandmaître.

« Je regarde le côté positif, quand même. Nous avons perdu 2-0, mais nous avons eu plus de tirs qu’eux et nous avons obtenu plus de chances de marquer. Et je n’ai pas l’impression que nous avons joué notre meilleur match », enchaîne-t-il.

Grandmaître tient quand même à rendre hommage à ses adversaires. Selon lui, les Ravens forment « la meilleure équipe de notre ligue ».

« Je pense que les Ravens ont beaucoup de bons joueurs qui proviennent de l’Ouest canadien. Ils sont plus robustes que la plupart des équipes de notre ligue. »

« Nous misons davantage sur la vitesse et sur l’acharnement. On remarque tout de suite une différence entre le style de jeu des deux équipes, dans un match. »

Les entraîneurs des Gee Gees n’auront pas besoin de mettre trop de pression sur leurs joueurs. La saison régulière qui se terminera le 9 février annoncera la fin d’un cycle. L’équipe qui a effectué un retour à la compétition il y a quatre ans pourrait perdre jusqu’à 14 joueurs — trois gardiens, quatre défenseurs et sept attaquants — durant la saison morte.

« On ne veut pas trop en parler, dans le vestiaire, parce qu’on sait que la fin est proche. Même si nous ne sommes pas dans la LNH, c’est quand même gros, ce que ces jeunes ont pu accomplir. »