Née à Ottawa pendant que son père était membre des Sénateurs d’Ottawa, Ophélie Juneau est devenue une des meilleures jeunes patineuses de vitesse au Canada. Elle participera aux championnats du monde sur longue piste le mois prochain.

Ophélie Juneau participera aux Mondiaux juniors de patinage de vitesse

Son papa Joé et ses coéquipiers Bonk, Hossa, Alfredsson et Barrasso venaient de perdre en six parties contre les Maple Leafs de Toronto.

Ophélie Juneau a vu le jour à Ottawa six jours après l’élimination des Sénateurs au printemps 2000. Dix-neuf ans plus tard, c’est maintenant son nom qui se retrouve dans les médias pour ses performances sur la glace.

La jeune femme s’en va en Italie du 15 au 17 février prochain. Plus précisément à Baselga di Pine, site des championnats du monde juniors de patinage de vitesse sur longe piste.

« Je ne sais vraiment pas à quoi m’attendre. Mais je suis contente d’y participer surtout que c’était ma dernière chance », raconte Juneau, qui passera chez les seniors l’automne prochain.

Elle se trouvait à Sainte-Foy au moment de l’entrevue téléphonique. La région de Québec s’avère son patelin, même si le certificat de naissance indique Ottawa.

« Nous ne sommes pas restés longtemps là-bas », rappelle Juneau, dont le paternel n’a disputé qu’une saison dans l’uniforme des Sénateurs avant de passer aux Coyotes de Phoenix.

La famille s’est promenée. Après l’Arizona, il y a eu ces trois années à Montréal. C’est sans oublier l’aventure à Kuujuak où Joé Juneau a implanté un programme de développement du hockey auprès de jeunes Inuits.

« Je jouais alors au hockey. Mais j’ai arrêté quand nous sommes revenus », raconte Ophélie.

Le coup de foudre pour le patinage de vitesse s’est produit lors des Jeux olympiques de 2010.

« Mon père était chef de mission. Toute la famille était allée avec lui à Vancouver. Il m’avait amenée voir le patinage de vitesse sur courte piste. J’ai su tout de suite que je voulais faire ça. »

Cinq ans plus tard, Ophélie Juneau s’est retrouvée aux Jeux du Québec. Puis il y a deux semaines aux championnats canadiens à Calgary, elle a remporté trois médailles de bronze au 1000 m, 1500 m et 3000 m.

Un autre séjour à l’anneau olympique en Alberta est prévu dans les prochains jours.

Papa s’essaie

Juneau a pris la direction de Calgary lundi en vue d’un camp d’entraînement. Elle va se familiariser avec les autres membres de l’équipe canadienne junior qui comprend une patineuse du Manitoba, une de la Saskatchewan et une autre du Québec en Gabrielle Jelonek.

« Nous allons surtout pratiquer la poursuite en équipe. Je n’ai jamais participé à cette épreuve auparavant. Il paraît que c’est difficile. Je veux m’assurer de bien faire avec elles. »

Parlant de difficultés, papa Joé a déjà tenté sa chance au patinage de vitesse.

« Il s’est acheté des patins pour la longue piste. Il a essayé ça chez nous sur le lac Sept-Îles. Je pense qu’il a trouvé ça ardu ! C’est surtout la position qui est dure sur le dos. »

Joé Juneau n’est pas le seul membre de l’édition 1999-2000 des Sénateurs dont la fille s’avère une vedette montante du patinage de vitesse au Canada.

Courtney Sarault, dont le père Yves a disputé 11 parties durant cette saison, participera aux championnats du monde juniors sur courte piste du 25 au 27 janvier à Montréal. Elle est née deux semaines avant Ophélie Juneau.

Une coïncidence qui avait échappé aux deux jeunes femmes.

« C’est drôle... Ça ne fait pas longtemps que j’ai appris qu’il avait joué aussi au hockey », affirme Juneau au sujet d’Yves Sarault.