Katerine Savard a gagné une médaille aux Jeux en 2016 à Rio, terminant troisième avec ses coéquipières du relais 4x200 m libre.

Natation Gatineau obtient l’aide de Katerine Savard

Elle a beau avoir gagné le bronze olympique et un titre mondial, Katerine Savard se retrouvera dans l’eau dès 6 h, samedi matin, au centre sportif de Gatineau.

La nageuse québécoise s’arrêtera à cette piscine l’instant d’une journée, question d’épauler la relève de la natation en Outaouais. Elle passera deux heures dans le bassin avec une trentaine d’enfants âgés de 12 ans et moins, abordant notamment les stratégies de course. Un atelier en classe est prévu par la suite.

« Ça ne la dérangera pas d’être dans la piscine si tôt. En étant une athlète élite, Katerine a été habituée à ces heures à un jeune âge », a rappelé l’entraîneur-chef de Natation Gatineau, Brian Kelly.

Son club a décidé de faire appel à l’organisme « Head to Head » fondé par l’ancienne nageuse Martha McCabe. Cette dernière organise justement des cliniques mettant en vedette des athlètes olympiques un peu partout au pays.

« Nous avons été un brin chanceux quand nous avons placé notre demande. Nous voulions une athlète féminine. »

Non seulement Savard a gagné une médaille aux Jeux en 2016 à Rio, terminant troisième avec ses coéquipières du relais 4x200 m libre. Elle a été également championne du monde, il y a trois ans, dans cette même épreuve.

C’est sans compter ses nombreux records nationaux et internationaux, dont un des Jeux panaméricains et un autre des Jeux du Commonwealth.

Âgée de 25 ans, la nageuse originaire de Pont-Rouge termine des études à l’Université de Montréal afin de devenir enseignante en milieu préscolaire et primaire. Elle avait réussi à se qualifier en vue des Jeux olympiques de Rio quelques jours après avoir raté son coup de quelques dixièmes de seconde dans son épreuve de prédilection, le 100 m papillon. 

Savard avait rebondi en se taillant une place au 200 m libre de même qu’au relais. « Katerine a une belle histoire à raconter », a rappelé Brian Kelly.

Ce dernier espère que cette visite saura inspirer la relève gatinoise, plus particulièrement les jeunes filles qui tentent de faire leur place dans un club dominé en ce moment par les garçons. « Elles se verront peut-être en Katerine », a-t-il avoué.

Natation Gatineau compte près de 900 athlètes dans ses rangs, dont 260 nageurs compétitifs.

Un d’eux, Brandon Lacroix, a battu deux records provinciaux en décembre chez les 15-17 ans au 50 m et 100 m papillon lors d’une compétition internationale à Toronto réunissant des nageurs âgés de moins de 18 ans. Il participera aux sélections des championnats du monde juniors en avril avec deux autres espoirs du club, Antoine Cyr-Bouchard et Xavier Pimentel. « Nous entamons une période pas mal occupée. C’est la saison des championnats qui commencera en février », a souligné Kelly.

Gatineau accueillera notamment les championnats québécois des 11-12 ans dans trois semaines.

C’est pourquoi la visite de Katerine Savard tombe pile dans l’horaire.

« Janvier s’avère toujours un mois difficile. Tu viens de passer Noël et l’été semble si loin. On cherche toujours des moyens de rendre intéressantes ces journées sombres et froides de janvier pour les jeunes. »