L'ancien champion du monde Pierre Huneault et Maxim Landry.

Maxim Landry obtiendra l'aide de champions

Des champions du passé et du présent enfileront leurs gants de boxe le mois prochain pour donner un coup de main au boxeur hullois Maxim Landry.
Ce dernier était encore ému, mercredi soir, en parlant du gala qui sera présenté en son honneur, le 21 février à la Maison du citoyen. Une soirée durant laquelle Otis Grant, Pierre Huneault et Ghislain Maduma monteront dans le ring pour disputer des combats d'exhibition.
Tout ça pour financer la participation du droitier de 17 ans aux championnats du monde juniors en avril prochain. Le tournoi se déroulera en Bulgarie.
Boxe Canada n'a pas encore décidé si elle allait payer le transport et l'hébergement de Landry, même si ce dernier a gagné le titre national amateur chez les 81kg en novembre dernier à Québec.
«Nous, nous voulons l'envoyer là-bas, a soutenu un des entraîneurs du jeune espoir du club Gladiateurs, Amir Belkadi. Nous avons donc décidé d'organiser cette soirée pour amasser des fonds pour Maxim, mais aussi pour aider nos boxeurs qui participeront au même moment aux Gants de bronze.»
D'une génération à l'autre
Belkadi s'est longtemps entraîné à Montréal en compagnie de Maduma, champion continental des Amériques de la WBC chez les légers, qui est devenu un de ses amis. Quant à Grant, il connaît bien un autre entraîneur des Gladiateurs, George Brezina, qui a fondé le club au début des années 2000.
L'ancien champion des poids moyens de la WBO affrontera justement Landry en finale dans un combat exhibition de trois rounds. Il avait notamment défendu son titre mondial en 1998 au centre Corel.
Grant a pris sa retraite huit ans plus tard, devenant par la suite entraîneur à Montréal.
Landry, qui n'avait que deux ans lorsque son adversaire s'était produit dans la capitale, a vu plusieurs de ses combats sur YouTube. Il a aussi eu la chance de le côtoyer depuis plusieurs semaines.
Une occasion unique
«Je vais tous les mardis à son gym pour m'entraîner avec ses boxeurs. Ça sera spécial de boxer contre lui. Qui a la chance de se battre contre un ancien champion du monde quand il n'a que 10 combats chez les amateurs?, a rappelé Landry en riant.
Ajoutez à cela que ça le motivera encore plus dans sa préparation en vue de ses débuts internationaux en Bulgarie.
«C'est une occasion unique. Je dois y aller. Je le regretterais pour le reste de ma vie si je restais ici, a-t-il rappelé. Même si je perds mon premier combat aux championnats du monde, je pourrai toujours dire que j'ai au moins tenté ma chance.»
Douze combats devraient figurer sur la carte du gala du 21 février intitulé «La nuit des champions». En demi-finale, Samuel Fournier se mesurera à Pierre Huneault. Le premier a déjà gagné chez les Gants dorés en mai 2010. Ce gaucher est aujourd'hui ambulancier.
Quant à Huneault, son nom de famille est synonyme des années dorées de la boxe en Outaouais. Sa famille a été impliquée dans ce sport durant quelques décennies.
Pierre Huneault a longtemps été le dernier pugiliste de la région à avoir gagné un titre national junior. Ça remontait à 1981. Une disette à laquelle Landry a mis fin, il y a deux mois.
Dans l'autre demi-finale de la soirée, Maduma échangera des coups avec un espoir des Gladiateurs, Yasser Belkadi.
Le gala sera présenté dans la salle des Fêtes, qui pourra accueillir plus de 300 spectateurs. Les prix des billets ont été fixés à 25 et 50$.