Tigist Girma tentera de devenir dimanche la 10e Éthiopienne de suite à gagner le Marathon d’Ottawa Banque Scotia chez les femmes.

L’histoire pourrait se répéter au Marathon d’Ottawa

La tendance risque de se maintenir, dimanche matin, à la 45e édition du Marathon d’Ottawa Banque Scotia. Du moins chez les femmes.

Une Éthiopienne devrait franchir le fil d’arrivée avec les deux bras rivés vers le ciel en guise de célébration. Les neuf dernières gagnantes proviennent de ce pays de l’Afrique de l’Est.

Et qui sont les favorites en 2019 ? Oui, des coureuses éthiopiennes.

Les organisateurs en ont présenté quelques-unes, vendredi après-midi, à moins de 48 heures du coup de départ. Tigist Girma et Abeba-Tekulu Gebremeskel ont beau être rapides sur le bitume, elles s’avèrent peu loquaces.

Même la présence d’un traducteur n’a rien changé.

Gebremeskel prendra le départ, trois mois après avoir retranché plus de... cinq minutes à son record personnel au Marathon de Séville en février. Elle a stoppé le chrono à deux heures, 24 minutes et 53 secondes.

Tout ça à l’âge de 39 ans.

« J’étais blessée auparavant à une jambe. Je me suis entraînée fort pour retrouver la santé et revenir à la compétition. Cela a donné ce résultat », s’est-elle contenté de dire au sujet de cette progression étonnante.

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La bonne nouvelle pour elle et ses compatriotes qui se sont déplacées à Ottawa ?

La favorite s’est désistée mercredi à la veille de son départ vers l’Amérique du Nord. Tirfi Tsegaye avait terminé deuxième à Boston en 2016 en plus de franchir le fil d’arrivée en quatrième position aux Jeux olympiques à Rio.

La dame avait ensuite pris une pause pour fonder une famille. Ottawa devait marquer son retour tant attendu à la compétition.

Tsegaye se serait blessée à l’entraînement.

Chez les hommes, un coureur du Kenya aimerait bien mêler les cartes et priver l’Éthiopie d’un balayage.

Martin Kosgey est reconnu comme le bon gars qui finit toujours deuxième sur le circuit international. Ce fut le cas à trois reprises lors de ses six derniers marathons. Sa dernière victoire remonte en 2014, à Lyon.

Dans un anglais timide, le père de famille a avoué qu’il pensait à la bourse de 30 000 $ remise au gagnant à Ottawa. De l’argent qui lui serait utile dans son pays natal où il s’avère agriculteur et éleveur. « Je pourrais agrandir ma ferme », a-t-il précisé.

Reid Coolsaet sait qu’il ne pourra pas rivaliser avec l’élite africaine. Son meilleur chrono à vie s’avère six minutes plus lent que les plus rapides au départ à Ottawa.

Réveil à 4 heures

Reste qu’il sera le favori chez les Canadiens.

À 39 ans, la fin de sa carrière approche. Il espère participer aux Jeux olympiques pour une troisième et dernière fois en 2020, à Tokyo.

Ce dernier a passé les derniers mois à s’entraîner en altitude à Boulder, au Colorado. Il a déjà fixé son alarme en vue de dimanche matin. « Ça va sonner à quatre heures. Ça va me donner trois heures, ce qui est amplement de temps pour réveiller mon corps », a-t-il lancé en riant durant son passage sur le plateau de TSN 1200.

Coolsaet moussait le Marathon d’Ottawa dont il est un fidèle participant. « Tu ne veux pas être endormi au départ », a-t-il ajouté en riant de nouveau.

Le coup d’envoi sera donné à 7 h. Le fil d’arrivée sera situé à nouveau sur la promenade Queen Elizabeth, non loin de l’hôtel de ville d’Ottawa.

La course sera diffusée en direct sur le site web de la Fin de semaine des courses Tamarack. Même chose sur la chaîne Rogers TV.