Dominique Massie-Martel commence à côtoyer l'élite internationale de la natation.

Les yeux sur le chrono, le coeur à la maison

Sa dernière compétition dans son patelin remonte à 2007. Cinq ans, c'est long.
À l'époque, le nageur Dominique Massie-Martel était un ado qui venait d'obtenir son permis de conduire afin de se rendre chaque matin à la piscine du Sportsplex de Nepean. Il rêvait d'être parmi les plus rapides au monde.
Aujourd'hui ? Il commence à côtoyer l'élite internationale.
L'été dernier, l'athlète francophone d'Ottawa était membre du relais canadien 4x100 m aux championnats du monde à Shanghai. Puis quelques semaines par la suite, il participait aux Universiades d'été, également présentées en Chine.
Parmi les favoris
Massie-Martel, âgé de 21 ans, fait partie des favoris pour rafler plusieurs médailles aux championnats canadiens de l'Est, qui ont débuté hier au centre sportif de Gatineau. On s'attend à ce qu'il gagne les épreuves de 50 et 100 m libre en l'absence des vétérans Brent Hayden, Colin Russell et Richard Hortness.
Il sera aussi à surveiller au 200 m libre.
Surtout un bon temps
« Je m'attends aussi à gagner, mais je veux surtout faire un bon temps. J'aimerais nager sous les 51 secondes. »
Son meilleur chrono au 100 m libre est de 50,19 secondes.
Massie-Martel avait hâte d'arriver en Outaouais, lui qui s'entraîne depuis deux ans à Québec. Il va pouvoir dormir au domicile familial à Ottawa.
- Dans ton ancienne chambre ?
« Non, je n'ai pu de chambre. C'est devenu le bureau de mon père », a-t-il répondu en riant.
« Mais j'ai hâte de voir mes parents. Habituellement, ce sont eux qui se déplacent pour venir me voir. Là, c'est moi qui me déplace. »
Et il n'y aura aucune pression additionnelle, dit-il, pour monter sur le podium.
« Ça ne me rend jamais nerveux de nager devant eux. Et mes parents ne m'ont jamais mis de pression. Ils m'ont toujours super bien supporté financièrement. J'ai été chanceux. »
Excellent au water-polo
Jean-Pierre Martel était un excellent joueur de water-polo avant de devenir papa. Quant à Danielle Massie, elle faisait déjà partie de l'équipe de basket-ball féminin du Rouge et Or de l'université Laval.
« Quand notre famille a déménagé de Vancouver à Ottawa, une des premières choses que mes parents ont faites, c'était de s'assurer que notre future maison serait entre l'école et la piscine, a relaté Dominique Massie-Martel, un diplômé du collège catholique Franco-Ouest.
Plus de détails dans LeDroit du 17 février ou sur ledroitsurmonordi.ca.