Le demi de coin Jamie Harry, avec le chandail foncé, est le leader de la féroce brigade défensive des Gee Gees de l’Université d’Ottawa à sa quatrième et dernière saison avec eux.

Les Gee Gees visent encore plus haut

Après avoir pris part aux séries éliminatoires du football universitaire ontarien l’an dernier malgré une défaite contre les Ravens de Carleton lors du traditionnel match de la Panda, les Gee Gees de l’Université d’Ottawa voient beaucoup plus grand cette saison.

Avec 17 partants qui sont de retour, la troupe dirigée par l’entraîneur-chef Jamie Barresi pense être en mesure de se hisser parmi les puissances de sa division, et même du pays.

« Tout gagner et aller à la coupe Yates, ce serait une saison couronnée de succès pour nous », estimait Barresi jeudi après la dernière pratique du camp du Gris et Grenat avant qu’il ne lance sa saison samedi à Waterloo en rendant visite aux Golden Hawks de Laurier.

« Nous ne sommes pas rendus là, nous avons plusieurs jeunes joueurs qui devront connaître une bonne croissance pour qu’on y arrive, il y a beaucoup de facteurs qui entrent en ligne de compte. Rester en santé et s’assurer qu’ils font bien à l’école n’en sont que deux. Mais j’aime la profondeur que nous avons accumulée, en particulier sur les lignes offensive et défensive. Nos quarts et nos secondeurs s’améliorent, aussi. »

En présentant une fiche de 5-3 en 2017 avant de s’incliner 30-8 devant Guelph en quart de finale, les Gee Gees avaient été menés par une défensive coriace menée par le demi de coin Jamie Harry, auteur de cinq interceptions (premier des Sports universitaires de l’Ontario), alors qu’il a été nommé sur la première équipe d’étoiles au niveau canadien.

Harry, qui est originaire de Lachine, est de retour pour mener la brigade défensive et il est plus motivé que jamais alors que c’est son année de repêchage pour la Ligue canadienne de football.

« On veut toujours faire mieux que l’année précédente. On avait eu notre premier match à domicile en séries l’an dernier, et cette année, on veut le gagner. On a l’équipe pour “compétitionner” pour la coupe Vanier, il faut juste qu’on reste ensemble comme une famille, en tant qu’équipe, et faire ce qu’on a à faire, confiait Harry. Moi, c’est ma dernière année et il faut que je la fasse compter. »

Le plus gros point d’interrogation sur le campus voisin du canal Rideau au centre-ville est de savoir qui sera le quart partant pouvant mener l’équipe à la terre promise. Barresi a refusé de dire qui du quart de l’an dernier Alex Lavric ou du nouveau venu Sawyer Buettner, qui arrive du Thunder de Regina au football junior, obtiendra la première chance de s’imposer samedi à Waterloo.

À l’autre bout du canal, les Ravens n’ont pas ce problème alors que le Gatinois Mike Arruda sera de retour aux commandes d’une équipe qui a connu une saison décevante de trois gains contre cinq revers l’an dernier, après avoir pris part aux séries lors des deux années précédentes. L’entraîneur-chef Steve Sumarah est de retour pour une sixième saison et il s’est doté d’un nouveau coordonnateur de la défensive, Paul Eddy Saint-Vilien, pour tenter de relancer son équipe. Ce dernier a passé les quatre dernières années avec les Carabins de l’Université de Montréal.

« Alors que nous entrons dans une nouvelle ère du football des Ravens, nous sommes heureux de voir un des meilleurs entraîneurs défensifs au pays se joindre à notre programme, a dit Sumarah. Ses connaissances devraient nous aider à retourner en séries et aller encore plus loin... Nous avons confiance qu’on peut tenir notre bout contre les formations élites des SUO. »

Les Ravens, qui amorceront leur saison à domicile samedi en recevant les Mustangs de Western (les champions nationaux en titre), doivent rebâtir leur offensive cependant, alors que seulement six partants seront de retour.

Les Gee Gees, qui doivent aussi remplacer le botteur Lewis Ward qui fait maintenant sensation avec le Rouge et Noir, ont évidemment la date du 29 septembre encerclée sur leur calendrier alors que le cinquième match de leur saison sera la 50e Panda, eux qui ont perdu les quatre derniers duels contre Carleton. « C’est un gros match pour nous, c’est un gros objectif de les battre. Il y a toujours une étoile à côté de ce match », a souligné Jamie Barresi.