Patrick Grandmaître et ses Gee Gees d’Ottawa n’ont subi qu’un seul revers en temps réglementaire à leurs 16 premiers matches de la saison au hockey universitaire.

Les Gee Gees premiers

Vaincus une seule fois en temps réglementaire depuis le début de leur saison, les Gee Gees de l’Université d’Ottawa vont passer le temps des Fêtes en tête du classement universitaire ontarien.

L’entraîneur-chef Patrick Grandmaître s’attendait à connaître du succès à la troisième année du retour du programme de hockey masculin, mais il n’avait pas prévu une fiche de 13-1-2 à la pause de Noël.

« Nous savions que cette troisième saison allait être notre meilleure, mais jamais nous n’avions pensé que nous aurions subi juste une défaite en temps réglementaire avant la période des examens. Nous nous sommes surpris nous-mêmes », raconte l’entraîneur gatinois.

Les Gee Gees dominent les 10 équipes de la conférence de l’Est au chapitre des buts marqués et des buts accordés. Seuls leurs grands rivaux de l’université Carleton ont vraiment été en mesure de leur arracher des points au classement.

Les Ravens (10-3-4) ont infligé la seule défaite en 60 minutes aux Gee Gees jusqu’ici en plus de remporter la Classique Colonel By dans les tirs de barrage. Les Gee Gees avaient gagné le premier duel de la saison entre les deux clubs.

« Carleton est l’équipe qui nous a donné le plus de difficulté en raison de leur style de jeu. Ils sont gros. Ils sont très physiques, mais pour le reste de la saison, il m’est impossible d’isoler un élément qui a propulsé notre équipe au sommet du classement », ajoute Grandmaître.

Pour lui, la principale force de son club repose sur sa profondeur.

« Nos quatre trios contribuent à nos succès. Nos six défenseurs font le travail et nos deux gardiens se sont partagé la tâche équitablement. Malgré notre première position, je ne pense pas que les autres clubs soient intimidés par nous. Nous n’avons pas le club le plus physique. Nous n’avons pas un gros trio d’attaque qui fait peur. Par contre, notre éthique de travail peut être redoutée parce que nos joueurs n’arrêtent jamais », a dit celui dont le club est mené offensivement par l’ex-Intrépide Kevin Domingue avec 11 buts et 22 points en 16 matches.

À la reprise des activités le 4 janvier, il restera 12 matches à disputer à la saison régulière et Grandmaître veut déjà que son club se mette en mode des séries éliminatoires.

« Après Noël, ça va très vite. Nos séries sont des deux de trois, alors ce n’est pas le moment d’éteindre l’interrupteur. »

Grandmaître revient lui-même de l’Ouest canadien où il a été entraîneur-adjoint de l’équipe d’étoiles du réseau universitaire qui a remporté sa série de trois matches contre les joueurs à l’essai d’Équipe Canada junior. Les universitaires ont perdu le premier duel en fusillade, mais ils ont gagné les deux matches suivants 5-3 et 5-1.

« Le hockey universitaire est un secret bien gardé et ça va rester ainsi parce qu’il n’y a personne à nos matches. Parce qu’il n’y a personne, il n’y a pas de couverture médiatique. Parce que c’est comme ça, notre produit n’est pas connu... »