Le triathlète Alexis Lepage.

Lepage vise le top-10

Alexis Lepage prendra le départ du Championnat du monde de triathlon pour une quatrième année de suite.
Triathlon Canada a dévoilé hier son équipe en vue de l'événement qui aura lieu du 16 au 20 septembre à Chicago. Le nom de l'athlète originaire de Gatineau se trouve sur la liste.
Rien de trop surprenant. Lepage avait terminé septième l'an dernier à Edmonton chez les moins de 23 ans.
«Ma meilleure performance à vie, note-t-il rapidement au bout du fil. Je vais essayer de reproduire ça.»
Ou même mieux, aboutir sur le podium.
«C'est réaliste, mais honnêtement, je ne veux pas me mettre de la pression sur les épaules. Je serai heureux de terminer dans le top 10.»
Le jeune homme âgé de 21 ans a réalisé ces derniers mois à quel point la scène internationale regorge de triathlètes élites, que la compétition s'avère de plus en plus relevée. Il a participé à son lot de coupes continentales seniors, que ce soit en Océanie au printemps ou en Europe durant l'été.
Tiens, Lepage a pris le troisième rang en juin à Kiev. «Mon dernier bon résultat», avoue-t-il.
Des crampes au quadriceps gauche l'ont forcé à l'abandon à une étape des Séries mondiales à Stockholm, il y a une semaine et demie, en Suède. Puis à une autre étape à Hambourg, un mois auparavant, il a dû se contenter de la 43e position.
«Physiquement, tout va bien en ce moment. Et mentalement, je suis prêt pour Chicago», lance-t-il en entrevue.
Lepage se trouve ces jours-ci en Espagne. Il venait de compléter un entraînement avant de jaser au journaliste. Il était de bonne humeur.
«J'ai couru aujourd'hui cinq secondes plus rapides par kilomètre qu'à pareille date l'an dernier», souligne-t-il.
Un dernier test l'attend avant de rentrer en Amérique en vue des championnats du monde. Il participera à une épreuve du Grand Prix de France ce week-end.
À son retour au pays après les Mondiaux, ce sera direction Université Laval. Ce sera surtout pour y faire un rattrapage dans ses études en administration des affaires.
«Je manque les trois premières semaines d'école. Ça risque d'être rushant, surtout que j'ai cinq cours cette session.»