Pier-Olivier Racine évoluera avec le Collège Vanier.

Le joueur par excellence se trouve à Gatineau

Sa mère mesure 6'1''. Son père fait 6'4''. Pier-Olivier Racine, lui, atteint déjà la barre des 6'7''.
« Il me reste peut-être un pouce ou deux à aller chercher, laisse tomber le joueur de basketball âgé de 17 ans.
«C'est sûr que je ne retiens pas des voisins», ajoute-t-il, quelques secondes plus tard en riant.
L'étudiant-athlète de cinquième secondaire de la polyvalente Nicolas-Gatineau est de bonne humeur ces jours-ci. Il a été honoré lors d'un récent gala du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ).
On l'a nommé joueur par excellence de la division excellence en province chez les juvéniles. Un titre qu'il avait remporté aussi deux ans auparavant, mais dans la catégorie cadet.
«J'ai connu une bonne saison. J'ai bien contribué aux succès de l'équipe. Nous avons travaillé fort pour nous donner une chance d'aller le plus loin possible, soutient Racine, qui était le centre des Phénix de Nicolas-Gatineau, dont le parcours s'est terminé en quart de finale des championnats provinciaux.
«Nous avons perdu par seulement deux points, note-t-il. Ça m'a déçu.»
Ce dernier a conservé une moyenne de 25,14 points par match en saison régulière. Un seul joueur au Québec a mieux fait que lui.
Racine a terminé au premier rang du circuit au chapitre des rebonds.
Sa domination sur le terrain n'est pas passée inaperçue.
Plusieurs équipes collégiales l'ont sollicité. Le principal intéressé a choisi de faire le saut au Collège Vanier, à Montréal, l'automne prochain.
«Une grosse décision. J'ai reçu plusieurs offres. J'ai beaucoup réfléchi. En allant à l'école en anglais, ça va non seulement m'aider au basket, mais aussi dans ma vie en général.»
Les Cheetahs sont dirigés par Andrew Hertzog. Ils ont accueilli au fil des ans plusieurs espoirs qui ont fait le saut par la suite aux États-Unis dans la NCAA.
Racine ne cache pas son désir de faire carrière dans les rangs universitaires américains ou même canadiens. «C'est une des raisons pourquoi j'ai choisi le Collège Vanier», concède-t-il.
Cet ancien joueur de hockey s'est tourné vers le basket sur le tard. «À l'âge de 14 ans. En raison de mon gabarit, un ami m'a suggéré d'essayer ça», relate-t-il.
Basketball Québec l'a vite recruté, le sélectionnant au sein de son équipe provinciale des moins de 17 ans en 2015 puis 2016. «Deux très belles expériences. La première année, nous avons remporté la médaille de bronze», souligne Pier-Olivier Racine, qui profitera des prochains mois pour préparer son passage vers les rangs collégiaux.
«À travailler sur mon corps», lance-t-il en exemple, lui qui fait osciller la balance à 220 livres.
Puis il y aura son déménagement à planifier. Ce sera la première fois qu'il va vivre loin de ses parents.
Faire lui-même la popote ne semble pas l'inquiéter. «Mon père est un bon cuisinier. Je pense qu'il va me donner un coup de pouce et me donner des conseils.»