Après le retour en salle de classe dans les derniers jours, le Québec se prépare maintenant pour la rentrée officielle du hockey mineur.
Après le retour en salle de classe dans les derniers jours, le Québec se prépare maintenant pour la rentrée officielle du hockey mineur.

Le hockey mineur tient le coup en Outaouais

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Après le retour en salle de classe dans les derniers jours, le Québec se prépare maintenant pour la rentrée officielle du hockey mineur.

Dès mardi, les associations locales aux quatre coins de la province entameront leurs camps de sélection pour les équipes compétitives « double lettre ». Les évaluations pour les formations « simple lettre » se tiendront dès la semaine suivante pour une saison qui s’annonce bien différente en raison de la pandémie.

Reste à voir combien d’athlètes seront au rendez-vous.

Le directeur général de Hockey Québec, Paul Ménard, nous dit que les inscriptions ont fondu de 40 % à l’échelle provinciale.

L’Outaouais, qui comptait 4500 patineurs en 2019-2020, fait partie des régions épargnées par le phénomène. La baisse serait seulement de l’ordre de 15 à 20 %.

« Nous sommes surpris par la quantité de joueurs. Nous ne nous attendions pas à un aussi grand nombre d’inscriptions », avoue le président de Hockey Outaouais, Pierre Montreuil. « Nous sommes à 80 ou 85 % du nombre de joueurs que nous avions la saison dernière. Et si je regarde seulement sur le territoire de la grande ville de Gatineau, ce chiffre passe à 90 %. »

À l’Association de hockey mineur de La Lièvre de Gatineau (AHMLG), qui couvre les secteurs Buckingham et Masson-Angers, plus de 470 joueurs ont déjà confirmé leur intention d’enfiler les patins.

« C’est vraiment excellent. Nous sommes très près de nos chiffres de l’an passé. Quand je regarde la liste des gens inscrits, je reconnais des noms de jeunes qui ont même décidé de recommencer à jouer au hockey », indique le président Vincent Britt-Guy.

« Je trouve ça flatteur que des parents nous fassent confiance de la sorte avec leurs enfants. Ils vont constater que leurs jeunes pourront s’amuser et pourront le faire en toute sécurité. »

Les parents pourront aussi suivre, en personne, les camps d’évaluation. Hockey Outaouais est revenue sur sa décision dans les derniers jours de ne permettre aucun spectateur dans les estrades.

La rentrée officielle du hockey mineur au Québec se fera à compter de mardi.

« Nous avons fait une grosse correction à ce niveau, avoue M. Montreuil. Nous ne le cacherons pas. Notre plus grosse crainte depuis le début, c’est d’avoir des cas de la COVID-19. Nous aurons l’aide de la Ville de Gatineau pour tout gérer ça. »

Chaque équipe devra désigner parmi ses parents un responsable du respect des consignes sanitaires, dont le port du masque et le lavage des mains à l’entrée de l’aréna. Les personnes choisies tiendront aussi un registre des présences. Le recrutement de bénévoles pour cette tâche pourrait s’avérer difficile, même si les employés municipaux aideront aussi à appliquer la capacité maximale de l’édifice et les règles de distanciation sociale.

« J’ai extrêmement confiance que les gens vont collaborer », dit Pierre Montreuil.

À quoi ressembleront les premières semaines de la nouvelle saison ? Cette question, les parents et les instructeurs la posent régulièrement à Hockey Québec.

La saison commencera à la phase 5 du plan de retour au jeu déposé par la fédération provinciale durant l’été. En Outaouais, ça signifie notamment des parties avec des formations réduites à neuf joueurs, dont un gardien.

Durant ces matches d’une durée de 50 minutes, aucune statistique ne sera compilée.

Les mises en échec seront interdites.

« Les petits garçons et les petites filles qui embarqueront sur la glace pour retrouver leur sport ne verront pas une si grosse différence. Ils vont pouvoir continuer à s’entraîner et jouer », estime Paul Ménard.

« Nous allons voir de notre côté si nous pouvons tout mettre en place pour passer à la phase 6 au mois d’octobre. Je suis très optimiste quand je vois le déconfinement dans les autres sports. Nous suivons de très près ce qui se passe dans ces sports, dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec de même qu’avec la rentrée scolaire. »

Hockey Québec rappelle avoir répertorié un seul cas de COVID-19 depuis la reprise de ses activités. « Et c’était au junior », précise M. Ménard.

La sixième et dernière phase prévoit un retour à la normale avec des alignements complets, des déplacements interrégionaux et le feu vert aux mises en échec.

« Ce ne serait pas la phase 6 telle que nous l’avions présenté dans notre plan de retour, insiste Paul Ménard. Le retour à la normale, ce ne sera pas avant longtemps. Mais il y a des moyens de passer à la prochaine phase en ajustant certaines choses, dont limiter les déplacements aux régions limitrophes. Ça voudrait dire que tu peux revenir le soir chez vous après le match, que tu ne couches pas à l’hôtel. »