«L'objectif est de gagner plus régulièrement dans le but d'occuper une des quatre premières places du classement à la fin de la saison. On va se battre pour ça», annonce Marc Dos Santos, l'entraîneur-chef du Fury d'Ottawa.

Le Fury d'Ottawa reprend le boulot ce week-end

Le Rouge et Noir ne sera pas la seule formation sportive représentant la capitale fédérale à se produire en Alberta, ce week-end. Après une pause d'un mois, le Fury d'Ottawa entreprendra sa première saison automnale dans la NASL en rendant visite au FC Edmonton.
C'est peut-être la longue période d'inactivité qui rend Marc Dos Santos fébrile. Après avoir passé presque cinq semaines à se préparer, il doit avoir hâte de renvoyer ses hommes sur le terrain.
Quand nous lui avons rendu visite, en milieu de semaine, l'entraîneur-chef nous a fait part de ses objectifs très ambitieux pour la suite des choses.
«Notre première intention, durant la saison de printemps, était de prouver que nous étions capables de rivaliser avec toutes les équipes de notre ligue. Nous avons prouvé que nous sommes de calibre. Maintenant, l'objectif est de gagner plus régulièrement dans le but d'occuper une des quatre premières places du classement à la fin de la saison. On va se battre pour ça», révèle-t-il.
Dos Santos n'a pas choisi cet objectif au hasard.
Dans la NASL, les quatre meilleures formations sont celles qui accèdent au tournoi éliminatoire. «Je sais que c'est demander beaucoup à une équipe d'expansion, mais il faut garder la barre très haute.»
L'objectif est ambitieux, mais pas totalement hors d'atteinte.
Alors que la deuxième portion du calendrier est sur le point de se mettre en branle, le Fury occupe le sixième rang. Il a remporté trois de ses neuf premières parties. Il a fait match nul à une occasion.
«C'est évident que nous aurions voulu gagner plus souvent», intervient Dos Santos, tout en soulignant que quatre des cinq défaites ont été subies par un seul but.
«Le Minnesota United FC occupe la première position au terme de la saison de printemps. Ce club nous a battus à la maison, par un seul but, dans les arrêts de jeu. Nous avons fait match nul contre les Rowdies de Tampa Bay, le club qui a remporté le championnat de notre ligue en 2012. Durant la première moitié, nous avons aussi battu les Railhawks de la Caroline 4-0. Les Railhawks ont depuis éliminé deux équipes de la MLS en US Open Cup», énumère-t-il.
«Nous devons être très fiers de ce que nous avons accompli jusqu'à présent, mais je suis convaincu que nous pouvons faire encore mieux.»
En santé... enfin!
Dos Santos a une autre ­ - très - bonne raison de croire que son équipe d'expansion a le potentiel de connaître une grosse fin de saison.
Le Fury a conservé un dossier de 3-1-5 avec une formation décimée par les blessures.
Tous les blessés sont revenus, à l'exception du milieu de terrain écossais Nicki Paterson.
L'équipe repart donc la machine en confiance, convaincue d'avoir laissé la principale source de leurs blessures dans leur domicile temporaire, le stade Keith-Harris de l'Université Carleton.
«Le soccer est un sport difficile. Pendant 90 minutes, un joueur fait à peu près tout sur le terrain. Il marche, il jogge, il sprinte, il saute, il change de direction, il tire vers le filet adverse. Il y a des contacts aussi. Les joueurs qui évoluent sur une mauvaise surface risquent chaque jour de subir des blessures aux chevilles, aux genoux, au bas du dos...»
«Je n'ai jamais évolué sur une surface synthétique d'aussi bonne qualité que celle de la Place TD. En plus de diminuer le risque de blessures, elle va nous permettre d'avoir des gestes techniques plus nets, plus simples», complète l'entraîneur-chef.
Tous les yeux sur Peiser et Heinemann
Dans les prochaines semaines, on pourra voir de quoi Romuald Peiser est capable. Le gardien français de 34 ans a rejoint le Fury en milieu de semaine.
Sans vouloir lui manquer de respect, il ne devrait pas être l'acquisition la plus importante de l'équipe durant la saison automnale. «L'arrivée de Tommy Heinemann fera une grosse différence, croit Marc Dos Santos. Je ne veux pas trop mettre de pression sur les épaules d'un gars qui s'apprête à effectuer un retour, mais ça me semble évident. Tommy a joué un match et demi avec nous avant la pause. Il nous a déjà beaucoup aidés.»
Heinemann, un striker américain de 27 ans, devait jouer un rôle crucial au sein de l'attaque du Fury dès le début de la saison, mais une blessure à une cheville l'a tenu à l'écart du jeu pendant plusieurs semaines. Dos Santos n'a pas trop à s'en faire au sujet de la pression.
«La pression est omniprésente dans notre sport. Elle repose sur les épaules de tous les individus, mais aussi sur l'équipe au grand complet», dit l'athlète qui a déjà évolué dans la MLS, avec les Whitecaps de Vancouver et avec le Crew de Columbus.
«La pause dans le dernier mois m'a fait du bien. J'ai pu l'utiliser pour retrouver ma forme et les réflexes qui seront utiles durant les matches.»
En l'absence de Heinemann, Tony Donatelli est devenu le meilleur buteur du Fury.
L'ancien de l'Impact de Montréal a fait mouche à quatre reprises.