Ce n’était pas exactement le début de saison dont Laury Millette avait rêvé.
Ce n’était pas exactement le début de saison dont Laury Millette avait rêvé.

Laury Millette: «L’intégration se fait tranquillement» en attendant le début de saison

Ce n’était pas exactement le début de saison dont Laury Millette avait rêvé.

C’était quand même un petit quelque chose de constructif. Un petit pas vers la normalité.

La prometteuse cycliste de Masson-Angers a participé à un camp d’entraînement, la semaine dernière dans la région de Bromont. Elle faisait partie des 18 coureuses qui avaient été conviées à cet événement de quatre jours, sous la supervision de la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC).

«Pour vrai, c’était vraiment cool. Ça faisait longtemps», commente l’adolescente qui a, comme tout le monde, passé le printemps en confinement.

«En plus, comme je fais partie d’une nouvelle équipe, je trouve ça le fun de rouler avec les filles. Ça me permet de mieux les connaître.»

Millette a quitté l’Ottawa Bicycle Club (OBC), l’hiver dernier, pour rejoindre Québecor-Stingray.

Ça apporte son lot d’inconvénients.

«C’est un peut difficile. Dans la vie, je ne suis pas une personne qui aime s’incruster. Je n’aime pas beaucoup parler. L’intégration se fait tranquillement. Au moins, les filles sont vraiment gentilles.»

Elle aura la chance de continuer le travail d’acclimatation, cette semaine. Un autre camp, réservé strictement aux membres de son équipe, est prévu dans les Laurentides.

Évidemment, tout ça ne remplacera pas le début de saison qu’elle devait normalement connaître.

«Normalement, on serait en compétition à l’heure actuelle. On penserait aux championnats canadiens. On aurait voyagé en Europe pendant un mois. On se serait un peu plus vues. Ce serait différent», dit-elle.

«Mais bon... On fait avec ce qu’on a.»

Le camp de la semaine dernière avait pour but de «travailler la condition physique des athlètes en vue du début de saison qui devrait être annoncé prochainement par la FQSC», selon le communiqué qui a été envoyé aux représentants des médias.

On ne sait pas encore quand cette saison sera lancée. On ne sait pas non plus à quoi ressembleront les compétitions, dans un monde où le coronavirus continue de sévir.

Déjà, à Bromont, Millette a senti que les choses sont différentes.

«Pour vrai, ça s’est bien fait. Ils avaient formé deux groupes, séparés, pour être certains qu’on ne soit pas trop nombreuses. On roulait à la file indienne. Il y avait toujours deux mètres entre chaque personne. Avec les bouteilles d’eau, il n’y avait pas de contacts. Ça s’est bien fait.»

La jeune femme, qui a participé aux Championnats du monde junior sur route, l’an dernier, ne souffre pas trop de ne pas compétitionner davantage.

«J’aime la compétition, mais ça ne me manque pas énormément. Ça me stresse beaucoup, aussi, les compétitions. Tout ça m’aide un peu à prendre mon temps. Je peux m’entraîner avec moins de pression.»

Elle sera quand même heureuse lorsque des événements compétitifs seront ajoutés à son calendrier. Ce sera bon, dit-elle, pour la motivation.